À partir de quel âge peut-on parler d’homosexualité aux enfants? La question s’est posée en France avec le tollé provoqué par le film d’animation de Sébastien Watel, Le Baiser de la Lune, qui raconte l’histoire d’amour de deux poissons garçons, elle était au cœur de la Section 28 du Royaume-Uni qui interdisait notamment aux écoles de présenter l’homosexualité sous un jour favorable, on la retrouve dans la loi sur la protection des mineurs en Lituanie…

Et elle revient sous les feux de l’actualité aux États-Unis, et plus précisément dans le Tennessee, dont le Sénat a adopté en fin de semaine dernière un texte surnommé «Don’t Say Gay» (dont nous vous parlions déjà il y a deux ans), qui a pour objectif d’interdire de parler d’homosexualité dans les classes, avant le 9th grade (l’équivalent de la 3e, donc des ados de 14 ou 15 ans). La Chambre des représentants n’étudiera a priori pas le texte avant l’année prochaine…

Les opposants au texte sont en pleine mobilisation, soutenu par l’acteur et activiste George Takei, qui, dans cette excellente vidéo, explique que les promoteurs/trices de la proposition de loi partent du principe que si l’on ne parle pas des homosexuel-le-s, ils/elles disparaitront… Et invite avec humour que les ados LGBT ou les profs qui seraient coincé-e-e par cette loi pour aborder le sujet remplace le mot «gay» par «Takei»:

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur ‪George Takei vs. Tennessee’s « Don’t Say Gay » Bill‬

Le Tennessee aurait décidément bien besoin d’un super-héros (Autostraddle suggère Dolly Parton) puisque dans le même temps, le gouverneur du Tennessee Bill Haslam a signé la loi SB 632/HB 600 qui interdit aux municipalités d’adopter des législations plus sévères que celle de l’État sur les discriminations fondées sur l’origine, la religion, le genre, l’orientation sexuelle… Ainsi, une ordonnance adoptée en avril dernier par la municipalité de Nashville afin que seules les entreprises LGBT-friendly puissent signer des contrats avec la ville vient de perdre sa raison d’être.

Après avoir poussé le texte de toutes ses forces, la Chambre de commerce du Tennessee a fait savoir, après la signature par Bill Haslam, qu’en réalité elle s’y opposait. La loi interdirait aussi apparemment aux trans’ de changer légalement de sexe.

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