Le projet de loi relatif à la bioéthique revient en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, et avec lui la question de l’accès des couples lesbiens à l’assistance médicale à la procréation (AMP). À l’appel de l’Inter-LGBT, d’associations LGBT et féministes, une manifestation est organisée demain, mardi 24 mai, à 18h30 devant l’Assemblée nationale.

«En France, seules les femmes vivant depuis au moins deux ans avec un homme infertile ou porteur d’une maladie génétique peuvent bénéficier d’un don de gamètes et d’une insémination artificielle ou d’une fécondation in vitro», rappelle l’Inter-LGBT dans son communiqué.

«FAIRE VALOIR EN FRANCE LE DROIT DE FONDER UNE FAMILLE»
«Le 8 avril dernier, les sénateurs adoptaient un amendement proposé par le groupe socialiste ouvrant la procréation médicalement assistée «à tous les couples», levant ainsi les restrictions d’accès, qui conduisent depuis de nombreuses années les couples de femmes à se rendre dans les pays ayant légalisé, souligne pour sa part l’association Les Enfants d’Arc En Ciel – l’Asso!. Le 11 mai, lors de la commission chargée d’examiner le projet de loi de bioéthique, les députés ont choisi de revenir au texte initial et ainsi d’ignorer les améliorations apportées au texte par les sénateurs [lire Le Sénat ouvre l’insémination artificielle aux couples lesbiens et Les député-e-s ne veulent pas d’insémination artificielle pour les lesbiennes]. Le groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (SRC) a déposé à nouveau un amendement afin que cette question puisse être à l’ordre du jour lors de la seconde lecture du projet de loi de bioéthique à l’Assemblée nationale en séance plénière.»

«Les députés peuvent décider de faire reculer les discriminations qui pèsent sur les personnes LGBT et leurs familles, et de faire avancer leurs droits, insiste l’Inter-LGBT. Ils peuvent décider de faire valoir en France le droit de fonder une famille telle qu’il est défini à l’article 9 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.»

Rassemblement mardi 24 mai, 18h30, place Edouard-Heriot, 75007 Paris (M° Assemblée nationale).

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