Avalanche de coming-outs dans le sport américain, des sportifs hétéros mettent la main à la pâte: on tient le bon bout.

Avalanche de coming-outs. «I am gay». Il est près de six heures du matin jeudi 19 mai quand Jared Max fait son coming-out à la fin de son émission sur ESPN Radio. Il y a peu de chances que les yaggeuses et les yaggeurs françai-e-s connaissent Jared Max, qui anime la tranche matinale de cette radio de sport. La fin de l’émission venait d’être consacrée à une série de coming-outs dans le sport américain, du président de la franchise de basket des Phoenix Suns, Rick Welts (lire États-Unis: Coming-outs à la NBA et à CNN) à l’ancien basketteur, Will Sheridan (vidéo ci-dessous). Jared Max posait la question: les fans sont-ils prêts à soutenir un athlète homo? «Sommes-nous prêts à écouter des informations données par un gay?», a-t-il enchaîné. Le coming-out a suivi: «Je fais ce saut courageux dans l’inconnu. Je n’ai aucune idée de comment cela sera accueilli».

http://youtu.be/q03TvTnvsXw

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Will Sheridan comes out on ESPN

Une véritable série en cours: inspiré par Rick Welts – qui prend un bon chemin pour devenir une gay icon –, Rick Norton, un joueur pro de bowling, sport très populaire aux États-Unis, a lui aussi rendu publique son homosexualité.

We Love Ben. La lutte contre l’homophobie a gagné un homme libre. Ben Cohen a décidé de mettre fin à sa carrière de rugbyman afin de se consacrer à prévenir l’homophobie et le harcèlement. Avec sa Ben Cohen StandUp Foundation, le champion du monde anglais 2003 a notamment organisé l’Acceptance Tour qui l’a mené de l’Angleterre aux États-Unis pour faire reculer encore l’ignorance: «Prendre position contre l’homophobie me tient à cœur et je ressens le besoin d’agir, explique-t-il sur son site internet. Il est temps que nous nous mobilisions pour ce qui est juste et soutenions les jeunes qui sont blessés. En tant qu’athlètes, avoir des corps puissants ne suffit pas. Nous devons aussi faire preuve d’une force de caractère et mettre nos voix au service de ceux qui en ont besoin et qui le méritent».

Ben Cohen est hétéro. Pourquoi le souligner? Parce que le nombre fait force. Parce que quand une majorité épaule une minorité, ça peut faire avancer les choses. Un article du New York Times raconte le combat similaire de Hudson Taylor, un champion universitaire américain de lutte. Les deux hommes se sont rencontrés. Ils espèrent tous deux envoyer un message à un bassin de population plus large.