Nous vous l’annoncions hier, le débat sur l’ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens se tiendra officiellement jeudi 9 juin à l’Assemblée nationale.

Plusieurs textes ont déjà été soumis à l’Assemblée nationale, mais la proposition de loi de Patrick Bloche, au nom du groupe Socialiste radical citoyen (SRC), sera le premier à être débattu.

«Avec l’adoption du pacs en 1999, la France comptait parmi les pays les plus avancés pour les droits des personnes LGBT, rappelle l’Inter-LGBT dans un communiqué. Aujourd’hui en 2011, en réservant le mariage aux couples hétérosexuels, la France fait mentir sa devise républicaine. À l’inverse, l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, l’Espagne, le Luxembourg, Mexico, la Norvège, le Portugal, les Pays-Bas, la Suède et plusieurs états américains ont montré l’exemple en ouvrant le mariage aux couples de même sexe.»

«SORTIR DES CARCANS IDÉOLOGIQUES»
L’interassociative appelle donc chaque député-e «à prendre ses responsabilités»: «S’en remettre seulement à 2012 serait, à notre sens, une erreur. L’opposition répond par cette proposition de loi à une revendication historique du mouvement LGBT. Alors que l’opinion publique française y est favorable, il est temps pour la majorité politique de prendre pleinement ses responsabilités et de sortir de ses carcans idéologiques en votant en faveur de cette proposition de loi».

Mais comme l’indique l’Inter-LGBT, «la revendication de l’ouverture du mariage ne constitue pas l’alpha et l’oméga des revendications des LGBT en matière d’égalité des droits», prenant comme exemple la question de la reconnaissance des familles homoparentales et la proposition de loi déposée fin mars par Marie-George Buffet. Sans viser l’exhaustivité, on pourrait également citer les recommandations du commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, Thomas Hammarberg sur l’identité de genre.

Illustration Gami

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