La question avait été posée en mars dernier lors du chat avec Ian Brossat sur Yagg (vous savez, le chat où le jeune élu communiste a fait son coming-out): «Quand la Mairie de Paris va-t-elle donner le nom d’une rue ou d’une place du nom des deux derniers homosexuels brûlés sur un bûcher à Paris au XVIIIe siècle?».

Ian Brossat n’a pas traîné puisqu’il a présenté, au nom du Groupe communiste et Élus du Parti de gauche, un vœu «relatif à un hommage de la Ville de Paris à Bruno Lenoir et Jean Diot» lors du dernier Conseil de Paris, qui s’est tenu les 16 et 17 mai. Adopté à l’unanimité, ce vœu rappelle que «le 4 janvier 1750, à 23h30, au croisement de la rue Montorgueuil et de la rue Saint-Sauveur, Bruno Lenoir, garçon cordonnier d’une vingtaine d’années, et Jean Diot, domestique de 40 ans, ont été arrêtés en raison de leur homosexualité».

«Emprisonnés à la prison du Châtelet, leur procès et son verdict témoignent de l’acharnement judiciaire auquel étaient confrontés les homosexuels français du siècle des Lumières, poursuit le texte. En effet, chacun d’entre eux a été condamné à la confiscation complète de leurs biens avant la peine de mort par un bûcher dressé place de Grève, et la dispersion de leurs cendres. Bruno Lenoir et Jean Diot sont donc brûlés vifs publiquement le lundi 3 juillet à 17h. Pour le seul crime d’homosexualité. Il s’agit du dernier couple exécuté en France pour cette raison.»

Illustration Exécution du chevalier de Hohenberg et de son valet pour sodomie sous les remparts de Zurich en 1482/Bibliothèque de Zurich, via Wikipedia

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