«Une sacrée victoire, du moins sur le temps!». C’est en ces termes que Joel Bedos, coordinateur international du Comité Idaho, a commenté la nouvelle: la session du Parlement ougandais s’est achevée ce vendredi 13 mai sans que la proposition de loi de David Bahati, l’Anti-Homosexuality Bill, ait été étudiée. Pour être voté, le texte devra être réintroduit devant le nouveau parlement, qui entrera en fonction dans les prochains jours, explique la Civil society Coalition on Human Rights and Constitutional Law-Uganda, un collectif de 31 associations, par qui l’information est arrivée: «La bataille devra peut-être recommencer, mais pour l’instant, c’est fini».

«Cette nouvelle est un soulagement extrême pour les militants LGBT qui travaillent sur le terrain ougandais et font montre d’un courage et d’un sens stratégique exceptionnels, souligne Joel Bedos. La loi aurait conduit à la criminalisation de toute «promotion» de l’homosexualité et aurait conduit à la fermeture de toutes les associations, et bien sûr à une persécution directe de toutes les personnes. C’est un encouragement dans toute la région, où la situation est aussi très tendue sur ce sujet.»

«La Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie [animée, le 17 mai, par le Comité Idaho, ndlr] aurait été en berne si la loi avait été votée. Nous la fêterons partout dans le monde (plus de 50 pays organisent des événements) avec une allégresse renouvelée.»

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