Hélène Mandroux

Lundi 16 mai, à la veille de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, Hélène Mandroux recevra le Prix Pierre Guénin, lors d’une cérémonie organisée par SOS homophobie à la mairie du XIIe arrondissement de Paris.

La maire de Montpellier succèdera à la pièce de théâtre Place des Mythos et au film d’animation Le Baiser de la Lune (voir Rencontre avec Sébastien Watel, réalisateur du Baiser de la Lune). Créé par Pierre Guénin, pionnier de la presse gay française, le prix récompense depuis 2009 « une personne, un groupe de personnes ou un projet qui a particulièrement contribué à la lutte contre l’homophobie et à l’avancée des droits LGBT au cours de l’année passée ».

ENGAGEMENT CONCRET
« Hélène Mandroux a justement illustré son combat à plusieurs reprises ces derniers mois, en lançant un appel citoyen pour ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe (l’appel de Montpellier, en novembre 2009, signé par une centaine de maires et plusieurs milliers de citoyen-ne-s), et en mariant symboliquement elle-même deux hommes en février 2011, précise SOS homophobie dans un communiqué. Rappelons également que, dans sa ville, elle a fait porter une modification sur la fiche d’inscription dans les écoles publiques: désormais, les couples homoparentaux peuvent s’identifier et être reconnu-e-s en tant que tels par l’administration publique. Hélène Mandroux est ainsi l’une des rares élu-e-s de France à s’engager concrètement contre l’homophobie, au-delà des discours et des promesses, et nous rappelle cruellement l’absence de politique nationale en ce sens. »

Et de conclure: « À un an de l’élection présidentielle française, SOS homophobie voit également dans cette distinction un appel lancé à l’ensemble de la classe politique: les femmes et les hommes qui veulent gouverner la France doivent inscrire la lutte contre les discriminations et l’égalité des droits au cœur de leurs programmes. L’inaction du président de la République Nicolas Sarkozy et de son gouvernement depuis quatre ans fait résonner avec d’autant plus de force la nécessité d’aborder ce sujet frontalement, sans tabou, et de se donner les moyens d’avoir une société qui respecte chacun-e de ses membres ».

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