Le 10 mai 1981, François Mitterrand devenait le premier (et jusqu’ici le seul) président de gauche de la Ve République. Parmi les mesures qui, sous sa présidence, ont changé radicalement la société française, la suppression des fichiers d’homosexuels dans les commissariats de police et l’abrogation, par la loi du 4 août 1982, de l’article 331-2 du code pénal, hérité du code de Vichy, qui prévoyait des peines correctionnelles pour tout acte « impudique ou contre-nature » commis avec un mineur du même sexe.

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Comme il se doit, Homosexualités et Socialisme (HES) commémore, dans un communiqué, ce 30e anniversaire, « jour de « victoire des forces de la jeunesse, des forces du travail, des forces de la création, des forces du renouveau » comme le déclara, alors, le président élu »: « Si la vie ne devint pas rose pour autant, elle devint simplement possible, envisageable… Le pas franchi fut décisif et ce « possible » permit de s’engager sur le trop long chemin vers l’égalité des droits ».

À lire ou relire: Mitterrand et les homos: je t’aime moi non plus, par Christophe Martet.

Et pour vous, que représente ce 10 mai 1981? Si vous étiez né-e, quels souvenirs en avez-vous? Si vous ne l’étiez pas encore, quelles sont vos impressions des « années Mitterrand »? Dites-le nous dans les commentaires.

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