«Tartan Noir». L’expression elle-même sonne comme un titre de roman policier. «Tartan Noir», c’est le nom que l’on donne au courant littéraire dans lequel s’inscrit Val McDermid, une littérature écossaise sombre, mâtinée d’humour noir.

Val McDermid connaît un succès immense au Royaume-Uni, grâce, surtout, à sa série de polars mettant en scène l’étrange mais attachant profiler Tony Hill et son acolyte de la police Carol Jordan – série adaptée à la télévision britannique. Mais l’Écossaise a commencé sa carrière avec une tout autre héroïne, Lindsay Gordon, une journaliste lesbienne butée et intrépide (une femme parfaite, en somme), dont les aventures ont d’abord été publiée par une maison d’édition féministe, The Women’s Press.

Aujourd’hui, Val McDermid est une star du genre, une auteure reconnue et acclamée, à l’écriture ciselée (malheureusement pas toujours bien traduite en français) et à l’imaginaire effrayant de réalisme. Elle est aussi ouvertement lesbienne, mère d’un garçon de 10 ans, extrêmement fière d’être écossaise malgré un certain désamour envers sa contrée d’origine très conservatrice.

À Paris à l’occasion de la parution de Sans laisser de traces (Flammarion) et la sortie en poche de Sous les mains sanglantes (J’ai lu), Val McDermid a accepté, pour Yagg, de parler de Lindsay Gordon, de ce que son métier de journaliste lui a apporté, de la place de la violence – jamais gratuite – dans ses romans, de la raison pour laquelle cette violence touche plus sous la plume d’une femme.

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