Un deuxième film, pour un-e jeune cinéaste, c’est toujours un moment délicat. Après l’accueil ultra favorable de Naissance des pieuvres en 2007, Céline Sciamma s’en sort de la meilleure des façons avec Tomboy, son deuxième long métrage, sorti ce mercredi sur les écrans.

Écrit et réalisé et en un temps record (un an pile poil), Tomboy carbure à l’urgence mais son fond et sa forme ne s’en ressentent jamais. La réalisatrice puise dans son sujet (Laure/Michaël, 10 ans, joue avec le genre) et ses interprètes une énergie formidable, celle de l’enfance, libre, frondeuse, le temps de la fin d’un été, avant la rentrée des classes qui sonne « la fin de la récré » comme l’explique la cinéaste.

SOLAIRE
Tomboy
est solaire, réveille en nous des fulgurances de notre propre histoire, et c’est bouleversant. « On cesse d’être un enfant quand la nostalgie arrive », raconte Céline Sciamma dans Libération ce mercredi. Son film, c’est ça: un paradis perdu et un éternel recommencement. Comme notre plaisir d’aller au cinéma.

Dans l’interview qu’elle a accordé à Yagg, Céline Sciamma évoque la notion de jeu si importante dans Tomboy, la place des parents dans le film, les représentations de l’enfance au cinéma, son actrice principale – Zoé Héran, une formidable découverte – mais aussi le Teddy Award qu’elle a reçu au Festival du film de Berlin. Également dans la vidéo ci-dessus, les réactions de quelques yaggeuses et yaggeurs présent-e-s à notre avant-première du film, le 14 avril dernier, au Gaumont Opéra Premier, à Paris, dans le cadre du « Jeudi, c’est gay-friendly! ».

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