Un vrai clasico entre le Real Madrid et Barcelone, Rafael Nadal encore en demi-finale du Tournoi de Monte-Carlo et le combat contre les ignorances ne baisse pas les bras.

Lumière en Allemagne. C’était mercredi, un événement, tout simplement. Des parlementaires se penchent sur le tabou de l’homosexualité. Vous avez bien lu. La commission chargée du Sport au Bundestag a entendu, entre autres experts, Marcus Urban, l’un des rares footballeurs à avoir révélé son homosexualité. C’était en 1993, il avait 23 ans (lire cet entretien accordé en 2008 à l’édition suisse de 20minutes). « La discrimination dont souffrent de nombreux sportifs homosexuels est un symbole des autres discriminations qui existent dans la vie de tous les jours et au travail: en raison de leur orientation sexuelle, ils ne peuvent pas vivre la vie qu’ils aimeraient vivre », a expliqué Marcus Urban devant la commission parlementaire, cité par l’AFP. Le joueur estime que les institutions sportives ont la responsabilité de briser le tabou de l’homosexualité. Cela tombe bien, Dagmar Freitag, chef de la commission chargée du Sport, semble d’accord avec lui: « L’homosexualité est entrée dans la norme sociale. Dans le monde du sport – et notamment dans le football – la difficulté à sortir du placard semble toutefois plus importante. C’est pour comprendre pourquoi il en est ainsi que nous voulons entendre les experts ».

L’Allemagne fait aujourd’hui figure de pionnière dans ce combat. Deux joueurs, Mario Gomez et Manuel Neuer, gardien du sclub de Shalke 04, ont appelé leurs collègues à faire leur coming-out. En décembre 2009, le président de la fédération allemande avait expliqué à Die Zeit qu’un joueur ouvertement gay aurait des montagnes à relever mais que la fédération mettrait en œuvre tous les moyens pour soutenir ceux qui sortiraient du placard.

Le Paris Foot Gay veut s’agrandir. Cela commence à faire partie du paysage. Le football féminin existe et trouve des amateurs en France grâce, notamment, à une équipe de France qualifiée pour la Coupe du monde 2011 en Allemagne. Le Paris Foot Gay lance une campagne de recrutement pour la création d’une équipe féminine pour la saison 2011-2012: «Notre association à la volonté d’ouvrir sa structure sportive au développement du football féminin qui par bien des aspects est de plus en plus attractif de par le niveau technique et physique», explique le communiqué.

La phase de recrutement et de séléction se tiendra le 26 avril et le 24 mai à Paris. « Nous cherchons des joueuses de bon niveaux afin de créer une équipe compétitive », poursuit le communiqué. Et pour lancer les débats, un match de gala est prévu le 4 juin au Parc des Princes.

Passion au Bernabeu. Et bien oui, c’est comme cela le sport. Il se passe toujours quelque chose et il y en a pour tous les goûts. Le match qui suit fait partie des grands frissons de nombreux amateurs de football ou de sport tout court. Ce soir, Madrid reçoit Barcelone. Le Real contre le Barça. LE clasico (si vous entendez des journalistes qualifier PSG-OM de clasico, n’en croyez rien). Le clasico, c’est un sommet de clichés mais des vrais. La Castille contre la Catalogne, la suprématie de deux clubs qui trustent les titres de champion d’Espagne, le choc entre deux philosophies du football, Ronaldo contre Messi, une équipe de stars bourrées de talents contre une bande de stars bourrées de talents qui pratique le « football total » cher aux Néerlandais de Johan Cruyff dans les années 1970. Là, j’ai perdu plus des trois-quarts de mes lecteurs/trices…

Real-Barça, Barça-Real, c’est LE match en Espagne et partout ailleurs. Selon des chiffres livrés par le quotidien L’Équipe, le match devrait drainer 450 millions de téléspectateurs dans le monde entier. Cette année, l’Inde s’est adjointe au groupe de pays qui achètent les droits de cette rencontre.

Pour finir. Barcelone a battu Madrid 5-0 lors du match aller en novembre. Ce soir, revanche espérée, bien sûr, des Madrilènes qui n’ont plus gagné depuis 2008. Mais aussi premier acte de quatre matches entre les deux équipes en 18 jours. Finale de la Coupe du Roi, les rencontres aller-retour des demi-finales de la Ligue des champions. Ah oui. Et Barcelone peut remporter… Ok, j’arrête.
À partir de 21h50 sur Canal+

Un jardin à Monte-Carlo. Il gagne ici depuis 2005, 35 victoires, 6 titres et toujours cette magnifique ou attendrissante voracité de jouer. Rafael Nadal est en demi-finale du Tournoi de tennis de Monte-Carlo. Vendredi, il a facilement battu Ivan Lubicic. Avec un vent pareil, il faut rester concentrer sur le jeu de jambe, a expliqué, en substance, le numéro 1 mondial. C’est facile à dire, lui le fait. Sa présence ici est un classique mais si le profil-cliché d’indien au bandeau, de gros bras qui roule des mécaniques restent, le gamin a un brin vieilli. Rafael Nadal, bientôt 25 ans, a vu passer beaucoup dans une carrière qui devient garnie. Les blessures – ces genoux de plus en plus récalcitrants –, les désillusions – la défaite à Roland Garros en 2009 –, mais aussi les joies – avoir gagné les quatre tournois du grand chelem –, les fiertés – avoir gagné les quatre tournois du grand chelem et ne plus apparaître comme un simple spécialiste de terre battue –, le panache – il est un numéro un mondial sympathique et bien accroché à son poste. Il rencontre cette après-midi le Britannique Andy Murray, numéro 4 mondial.

À Monte-Carlo, il n’y aura, en revanche, pas de classique Nadal-Federer. Le Suisse, désormais numéro 3 mondial, a été éliminé en quart de finale par l’Autrichien Jürgen Melzer. Il y a des années comme ça. Pas non plus de classique Djokovic-Nadal. Novak, invaincu cette saison, avait déclaré forfait à la veille du premier grand tournoi sur terre battue de l’année.
Ferrer-Melzer et Nadal-Murray, à partir de 14h30 sur Canal+ Sport.

Purgatoire. C’est devenu un classique en tennis. L’équipe de France joue ce week-end un match de barrage pour rester dans la première division de la Fed Cup (huit nations). Une descente en deuxième division qui ne lui est pas arrivé depuis la création de l’épreuve en 1963, et qui ferait tâche au pays de Françoise Durr, Mary Pierce, Amélie Mauresmo qui ont notamment contribué à rapporter le trophée « à la maison ».

C’est la quatrième fois en… quatre ans qu’une telle mésaventure – disputer les barrages – arrive. En février, les Françaises s’étaient inclinées contre la Russie.

En 2009, contre la Slovaquie, la France s’est était sortie grâce aux « mamies », comme s’étaient baptisées Amélie Mauresmo et Nathalie Dechy qui avaient porté l’équipe avant de prendre leur retraite quelques mois plus tard.

Ce week-end, la tâche s’annonce très épineuse. L’équipe se déplace en Espagne, sur la terre battue de Lerida. Les têtes de file du moment: Aravane Rezai est 24e mondiale mais connaît un début de saison douloureux avec seulement deux victoires; 102e mondiale, Virginie Razzano revient de blessure; Marion Bartoli, 12e mondiale, est toujours en conflit avec la fédération.

Après? La magie d’une compétition de groupe dans un sport qui est plutôt individualiste. Et la magie d’une épreuve, tout simplement. Le monde entier contre soi, mais une bande de supporters bouillant-e-s. Deux simples aujourd’hui, deux demain suivis d’un double. Une descente? La validation que le tennis féminin français ne va pas bien du tout. Sans nostalgie, c’est triste. Un maintien? Qu’il faut vite faire quelque chose pour éviter un cinquième barrage. Bon week-end.
Tout le week-end sur France 4.

Photos Oemar / DR

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