Des archéologues ont trouvé, dans la banlieue de Prague, en République tchèque, la sépulture d’un homme préhistorique anormalement inhumé. Sa tête était en effet orientée vers l’est et surplombée de jarres, traitement usuellement attribué aux sépulture féminines, alors qu’habituellement, les hommes étaient enterrés la tête tournée vers l’ouest.

ORIENTATION DU CORPS
L’archéologue en chef, Kamila Remisova Vesinova, affirme que « l’histoire et l’ethnologie nous ont appris que les hommes, à cette époque, prenaient très au sérieux les rites funéraires. C’est donc peu probable que l’orientation du corps soit une erreur ».

Elle ajoute qu’il est certainement plus vraisemblable que la sépulture soit le reflet d’un homme à la sexualité différente, voire d’une transsexuelle. L’impression de cordelettes sur l’argile des jarres a daté le défunt aux alentours de 2900-2500 avant Jésus Christ, ce qui en ferait, bien avant les Grecs, le premier LGBT de l’histoire.

[Mise à jour – 11/04/11] À l’origine de débats virulents, cette information doit cependant être relativisée, puisque d’une part, la dénomination « homme des cavernes », si elle représente un raccourci facile, n’est pas correcte d’un point de vue anthropologique. Les archéologues soulignent que la sépulture date d’une époque de peu antérieure à l’âge de bronze, appelée chalcolithique (mêlant à l’outillage en pierre des petites pièces de cuivre travaillées) où les populations étaient des fermiers sédentaires, bien loin des modes de vie nomades des hommes de Néandertal ou des homos sapiens du Paléolithique. D’autre part, la masculinité des ossements n’a pas été prouvée, et il pourrait très bien s’agir d’une femme à la stature imposante, voire d’un hermaphrodite.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Ancient graveyard discovered in Prague – Press TV News.

Via The Daily Telegraph

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