La cour municipale de Budapest a demandé à la police de revenir sur sa décision d’interdire la gay pride, prévue le 18 juin (lire Budapest: la police interdit la gay pride).

La Szivárvány Misszió (« Mission Arc-en-ciel », SZMA), qui organise la marche, a accueilli cette décision « avec l’espoir qu’elle inspire les groupes politiques qui remettent en question le droit à la liberté de rassemblement des gays et lesbiennes hongrois-e-s ».

Selon le site francophone Hu Lala, la police aurait précisé ne pas avoir interdit la gay pride mais juste l’extension de parcours. Quelle que soit l’étendue de l’interdiction, elle a de toute façon été rejetée par la cour.

« UN ÉTAT DE DROIT »
« La Hongrie est un État de droit, a souligné SZMA dans un communiqué. La décision de la cour municipale de Budapest en date du 19 février 2011 (…) le prouve. SZMA n’est pas surprise par l’hésitation de la police, qui a conduit à l’interdiction de la manifestation. Ces dernières années, les politiques des partis actuellement au pouvoir ont régulièrement remis en cause le droit à la liberté de rassemblement de la communauté LGBT. (…) Nous espérons que les voix qui se sont élevées, dans les rangs du pouvoir, contre l’interdiction, se renforceront à l’avenir et affirmeront leur soutien à la lutte pour les droits humains des personnes LGBT ».

En 2008, rappelle Human Rights Watch (HRW), la police avait interdit la marche pour les mêmes raisons, mais avait reculé après avoir reçu une lettre de 15 organisations LGBT et après que le maire de l’époque, Gábor Demszky, avait rejeté l’argument de la gêne à la circulation. Près de 450 personnes avaient participé à la manifestation, qui avait fait l’objet d’agressions verbales et physiques. Dix personnes avaient été blessées, 45 interpellées.

Photo Hu Lala

Envie de plus d’infos Yagg? Inscrivez-vous gratuitement à la newsletter.

Soutenez votre média LGBT indépendant sur le mur de Yagg!