C’est une action plus que symbolique qu’a menée Act Up-Paris mardi 15 février au siège du LEEM (Les Entreprises du Médicament). Quelques jours après le décès de Gérald Sanchez, lui-même coïnfecté par le VIH et le virus de l’hépatite C (VHC), Act Up-Paris entendait dénoncer ce qu’elle nomme « le crime permanent ».

CHANGEMENT DE STRATÉGIE
Le LEEM est l’organisme qui défend les intérêts de l’industrie pharmaceutique en France. Ce matin, Act Up-Paris y réclamait un changement dans la stratégie des laboratoires qui selon l’association excluent des essais thérapeutiques les personnes atteintes par les deux virus. Ainsi, deux molécules actuellement développées par Schering Plough/MSD et par Janssen semblent très prometteuses et Act Up-Paris demande que 1500 coïnfectés VIH-VHC soient immédiatement inclus dans les essais en cours sur ces deux molécules. D’autres laboratoires qui ont des molécules en développement sont également visés, et notamment Boehringer, Roche, Gilead, BMS. Act Up-Paris réclame que les personnes coïnfectées soient inclues dès la phase II des essais cliniques.

« DU TEMPS POUR RÉFLÉCHIR »
À l’issue de la manifestation, Philippe Lamoureux, directeur général du LEEM, a reçu un représentant d’Act Up-Paris, et selon le communiqué de l’association, il a demandé « du temps pour réfléchir sur le sujet ». Une déclaration fraichement accueillie par les militants qui exigent une « action immédiate ».

Le traitement actuel de l’hépatite C est moins efficace chez les patients coïnfectés (seulement 25% de bonne réponse au traitement) et les hépatites sont devenues la première cause de mortalité des personnes vivant avec le VIH.

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