Des Internationaux d’Australie de première(s) et des Experts toujours au zénith.

Zénith. Une finale. Presque comme une évidence. Au bout de deux semaines de compétition, l’équipe de France de handball disputera demain sa cinquième finale mondiale. La cinquième de son histoire. Elle en a déjà gagné trois en 1995, 2001, 2009 (mais oui, c’est ça les trois étoiles sur leurs beaux maillots tout moulants), elle avait été finaliste en 1993. Les Experts, comme on les appelle.

Vendredi soir, les Bleus ont battu la Suède à Malmö (29-26). Ils rencontreront le Danemark en finale dimanche à 17 heures. Ces Bleus sont impressionnants. Ils viennent d’enquiller rien de moins qu’un titre olympique, un titre mondial et un titre européen. Le zénith leur va bien, gourmands, encore avides de victoires, toujours heureux, costauds dans l’effort, à l’image de Nikola Karabatic.

Une équipe capable de fusion transgénérationnelle (je trouvais cela joli, comme expression). Les cadres comme Luc Abalo, Bertrand Gilles ou Michael Guigou encore suffisamment solides pour qu’éclosent les petits nouveaux. On se régale devant la patate de William Accambray, l’agileté puissante de Xavier Barachet. Ce sont les moments où la chroniqueuse de Terrains de Jeux arrête de bavasser, s’assied, regarde. Trop beau.
Demain, à 17 heures, finale France-Danemark, sur Canal+ (à 16h, un documentaire, Des Barjots aux Experts, 20 ans de handball français) et France 2.

Aurore. Le soleil se lève à l’Est. Finale historique ce matin à Melbourne qui s’est offert une championne inédite. Kim Clijsters s’est imposée face à la Chinoise Li Na (3-6, 6-3, 6-3) au terme d’un match de très bonne facture et qui s’est disputé en trois sets. Pas si courant, récemment, dans une finale majeure chez les dames. Ok, les trois sets n’étant pas une preuve de bonne qualité, on pense à la finale de Roland Garros 2010 entre Samantha Stosur et Francesca Schiavone gagnée en deux manches par cette dernière. Cette dernière qui a marqué l’histoire du tennis féminin en remportant contre Svetlana Kuznetsova le huitième de finale le plus long d’un tournoi du grand chelem (6-4, 1-6, 16-14), en 4 heures 44 en un spectacle sublime jusqu’au bout.

Li Na est la première Chinoise à se qualifier pour une finale du grand chelem, belle joueuse, trouvant des opportunités sur un circuit qui se cherche une patronne. Pour l’heure, la boss, c’est Kim, qui en est à son deuxième tournoi majeur d’affilée, elle qui n’avait jamais gagné «que» l’US Open (2005, 2009, 2010).

Coucher de soleil. Il n’est plus tenant d’un titre du grand chelem. Roger Federer a perdu, vendredi, en demi-finale contre Novak Djokovic. Les trois autres trophées appartiennent à Rafael Nadal qui, lui, n’a pas réussi à gagner le pari du Rafa Slam, remporter les quatre rendez-vous du grand chelem d’affilée, visant l’Australian Open après Roland Garros, Wimbledon et l’US Open (mais pas sur la même année).

C’est l’un des grands hits du tournoi. L’Espagnol et le Suisse, respectivement numéros 1 et 2 mondiaux, ne seront pas en finale d’un tournoi du grand chelem et c’est exceptionnel. Depuis la finale australienne de 2005 remportée par Marat Safin, 23 titres du grand chelem ont été joués et seuls Juan Martin del Potro (US Open 2009) et Novak Djokovic (Australie 2008) ont pu se frayer un chemin entre les gouttes. Les 21 autres ont été trustés par Nadal et Federer (9 pour l’Espagnol, 12 pour le Suisse). Mais c’est promis, ils reviendront frais comme des gardons. Est-ce la fin pour Roger Federer, 29 ans? «On en reparle dans six mois», a-t-il répondu en conférence de presse (lors de Roland Garros mais surtout Wimbledon qu’il a gagné six fois). Blessé à la cuisse, Rafael a promis qu’il serait capable de revenir.

En attendant? Novak Djokovic et Andy Murray, qui n’a jamais gagné un grand chelem.
Demain, à midi sur Canal+ Sport.

Crépuscule. Cette fois, c’est bel et bien terminé. Justine Hénin a pris sa deuxième retraite après sa défaite au troisième tour des Internationaux d’Australie face à Svetlana Kuznetsova. La joueuse belge s’en était allée en mai 2008 pour revenir en janvier 2010 en Australie. Parmi les traits de lumière de ce passage éclair, une finale à Melbourne perdue contre Serena Williams et deux victoires en tournois à Stuttgart et s’Hertogenbosch (Bois-le-Duc), mais pas le retour brillant de sa compatriote Kim Clijsters, réapparue après un congé maternité pour gagner deux US Open – et maintenant l’Australie – et s’installer à la deuxième place mondiale: « Je suis triste, j’avais espéré un autre retour et rêvé une autre fin », écrit Justine dans une lettre sur son site.

À Melbourne, une autre Belge a pointé le bout de sa raquette. An-Sophie Mestach s’est imposée en finale du tournoi junior en battant la portoricaine Monica Puig (6-4, 6-2). Âgée de 16 ans, elle est la première Belge à gagner l’épreuve junior australienne. Elle a immédiatement été félicitée par Kim Clijsters via Twitter puis dans son discours de récipiendaire. Au revoir Justine, bonjour An-Sophie.

Obscurité. Hier, une décision du Conseil constitutionnel a confirmé l’interdiction du mariage aux couples homos. Toujours pas le droit de choisir. Les même devoirs, pas les mêmes droits, toujours la nuit, donc. On espère un lever de soleil un de ces jours. Le soleil finit toujours par se lever, non? Et oui, l’indignation est un sport (pour moi en tout cas). Bon week-end!

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