Connaîtra-t-il un jour le succès de la célèbre braderie de Lille? Le premier salon GLBT de Lille, qui va animer la capitale des Flandres samedi 29 et dimanche 30 janvier, s’annonce en tout cas sous de bons auspices avec près de 40 associations et commerces qui seront de la partie. Le salon est entièrement autofinancé par la Lesbian and Gay Pride Lille, la mairie prête la salle (la salle du Gymnase), le matériel et s’occupe de la communication sur les supports municipaux.

L’un des organisateurs, Nadir Kalem, secrétaire de la LGP Lille, répond aux questions de Yagg.

Un salon LGBT, pour quoi faire? C’est surtout un salon LGBT régional! L’idée est, le temps d’un week-end, de montrer notre région différemment. Sous un même espace, on trouvera plus de 20 associations de la région mais aussi de Bruxelles et de Paris. Les commerçants: maisons d’éditions, centre esthétique, stand de dédicace, etc., seront présents. Et des artistes régionaux, ou plutôt euro-régionaux, de Lille, d’Amiens, de Boulogne, de Béthune ou encore de Bruxelles, ayant tous en commun une sensibilité différente dans ce qu’ils sont ou dans leur texte, seront aussi présents. Le but est de proposer un temps d’échanges différent de celui d’une gay pride, pour montrer aux gens de la région une autre image du milieu LGBT et d’eux-mêmes, et à ceux qui ne sont pas LGBT leur montrer le dynamisme LGBT de la région Nord-Pas de Calais dont on parle très peu!

Quelles ont été les difficultés particulières pour organiser ce salon? Et bien pas mal de gens sont en attente du résultat. Il s’agit de la première édition: on a eu beaucoup de « oui mais non ». Le plus dur c’est de fédérer autour d’une idée quand on n’a pas d’historique sur lequel s’appuyer. Pour le reste, nous sommes très appuyés par la ville de Lille au niveau de l’installation et des équipements. Et les associations et les commerçants assurent une belle visibilité autour de l’opération.

Quels seront les temps forts de ce premier salon? Il n’y aura que ça! L’association Tels Quels de Belgique donnera une conférence sur l’insémination en Belgique ou sur le sort des sans-papiers LGBT, David et Jonathan organisera une célébration, D’Geyrald viendra dédicacer son livre ou encore l’acteur X Brice Farmer qui nous parlera prévention samedi. Sans oublier les Dream Hall d’Annezin, à cinq sur scène, avec décors et costumes, pour une vraie comédie musicale. Ou Henri Roux qui vient de sortir son livre et qui va nous parler de sa difficile existence à longtemps cacher son homosexualité. La Fédération sportive gay et lesbienne, elle, vient à Lille en espérant créer des vocations pour de nouvelles associations sportives LGBT.

Comment situez-vous ce salon par rapport à ce qui a pu se faire à Paris? Nous sommes un salon participatif, avec un fonctionnement associatif, qui compte sur la bonne volonté et l’envie de chacun. À Paris, on était clairement sur une organisation professionnelle où les exposants achetaient une prestation. Mais l’idée est la même, on veut représenter le milieu LGBT Nord-Pas de Calais, proposer une complémentarité à la gay pride et installer une nouvelle date au « mieux vivre  » LGBT.

Renseignements sur www.lillepride.fr

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