Bruno Wiel

Bruno Wiel

La seconde et dernière semaine du procès des agresseurs de Bruno Wiel devant la cour d’assises du Val-de-Marne a débuté par l’examen des faits. Lundi, les quatre accusés ont joué avec les nerfs de la victime et de son entourage, se contredisant mutuellement, revenant sur certaines de leurs déclarations précédentes.

« FACTEUR DÉCLENCHANT »
Hier mardi, pourtant, l’un des accusés, Antoine Soleiman, a reconnu que l’homosexualité de Bruno Wiel avait été un « facteur déclenchant » de l’agression. « Je ne pourrais pas dire que l’homosexualité n’a pas joué », a admis Antoine Soleiman, qui a demandé à prendre la parole après le très émouvant témoignage du frère de Bruno. Interrogé par Caroline Mécary, qui représente l’association SOS homophobie, partie civile, il a également fini par concéder que les mots « on n’est pas des pédés » avaient bien été prononcés pendant que les accusés frappaient Bruno Wiel.

Deux autres affaires sont jugées en même temps, l’agression d’un autre homosexuel et un vol en bande organisée, par les quatre accusés et deux autres jeunes gens. Encore un fait qui parle de lui-même: dans les affaires dont les victimes étaient homosexuelles – Bruno Wiel et Timothy H. –, elles ont été violemment passées à tabac. Dans l’affaire où la victime, Maurice T., se dit hétérosexuelle, il n’y a pas eu de violence.

Les plaidoiries commencent cette après-midi. Le verdict devrait être rendu vendredi.

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