Yagg Sports Award du sportif de l’année. Johnny Weir. Pour cette impeccable façon d’être fier de ce qu’il accomplit comme patineur et comme homme. Sa façon à lui de répondre à la tourmente dont il a été victime lors des J.O. de Vancouver, attaqué sur son genre par deux animateurs. Il répète ce qu’il a dit à la conférence de presse d’alors: « Je devais m’exprimer en disant que j’espère que d’autres enfants peuvent grandir comme moi, avoir la même liberté que moi d’être comme ils sont et de s’exprimer. C’est le message que j’aimerais qu’il reste de cette affaire, parce que je pense que de la laideur, on peut faire jaillir la beauté ».

Le jury (moi et mes amis invisibles) n’en finit plus d’admirer un type qui danse ses exhibitions sur Poker Face, de Lady Gaga et, plus encore, a réalisé un programme imposé sublime et presque parfait en cygne, lors des Jeux olympiques de Turin, en 2006.

Yagg Sports Award de la sportive de l’année. C’était à l’orée du mois de juin. Un sourire, une joie, une façon de jouer en morte de faim d’une femme qui n’avait pas mis de limites à ses rêves. Francesca Schiavone pour son titre aux Internationaux de France de Roland Garros. Si les résultats ont été cahin-caha en individuel, la joueuse italienne a largement contribué à la victoire de son équipe dans la Fed Cup. Brava, tout simplement.

Yagg Sports Award du président. Bruno Aussenac, pour l’ensemble de son œuvre au sein de la Fédération sportive gay et lesbienne (FSGL). Auréolé d’une médaille de la fédération des Gay Games, il laisse sa place à la vice-présidente de la fédé, Christelle Foucault à qui l’on souhaite les mêmes joies.

Prix du jury. Il avait reçu le Yagg Sports Award de la dignité en 2009, il a été élu gay de l’année par les internautes de Yagg: Yoann Lemaire. Debout, bouleversant de simplicité dans son combat. Juste un type qui demande à jouer au foot sans se prendre la tête. Lutter, ici contre les ignorances.

Yagg Sports Awards de la meilleure chronique de sport décalée. Scrouiiiiiiiitch. C’est bizarre, c’est encore celle-là qui est trop bien collée: la chronique Terrains de Jeux de Yagg. Deux ans d’affilée. Je retiens mes larmes. Pas tout de suite. J’avais absolument pas préparé. Je sors un petit papier de mon décolleté: merci à Yagg pour la confiance et l’amitié. Long Live Yagg. L’orchestre a déjà commencé à jouer. Le set se met en place pour le final de La Mélodie du bonheur. Je vais faire un tour à la conf de presse et je m’envoie une coupette. Bonne fin d’année à tous.

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