Société | 23.11.2010 - 19 h 07 | 0 COMMENTAIRES
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Christian Jacob en 2002: « La nouvelle famille, c’est pas d’être né d’une partouze »

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En 2002, alors ministre de la Famille, le nouveau chef des députés UMP à l'Assemblée énonçait son opposition au pacs et à l'adoption par les homosexuels dans un portrait signé "Libération".

Christian Jacob est le nouveau chef des députés UMP à l'Assemblée nationale. Élu par ses pairs ce mardi 23 novembre, il l'a emporté au second tour face à Jean Leonetti, et succède ainsi à Jean-François Copé, devenu le nouveau secrétaire général de l'UMP après le remaniement gouvernemental.

CONTRE LE PACS ET L'ADOPTION
Le député-maire de Provins (Seine-et-Marne), ancien agriculteur, que l'on présente comme un "bébé Chirac" (il est le vice-président de l'association Avec le président Chirac) fut plusieurs fois ministre, dont celui de la Famille, de 2002 à 2004. Six mois après cette nomination, Libération publiait un portrait édifiant du ministre, intitulé Mérite agricole, dans lequel ce féru de chasse au sanglier, présenté comme un "réac" ancienne manière, livrait quelques-unes de ses valeurs. Et notamment son opposition au pacs et à l'adoption par les homosexuels. Le quotidien de préciser que Christian Jacob est "contre, en fait, "tout ce qui ne concerne pas la majorité des citoyens"". "On ne va pas se laisser emmener sur trois trucs d'intellos gauchos. La nouvelle famille, c'est pas d'être né d'une partouze, comme j'ai entendu à la télé", dixit l'intéressé.

L'AFFAIRE DU CANULAR
Suite à ce portrait dans Libé, Judith Silberfeld, alors rédactrice en chef adjointe de Têtu – et aujourd'hui rédactrice en chef de Yagg – publiait sur Têtu.com une brève reprenant un communiqué de presse émanant des services du ministre, mais qui se révéla être un canular. La journaliste retirait alors la brève et publiait un démenti. Mais quelle ne fut pas sa surprise, un an plus tard, d'être mise en examen pour "injures publiques envers un membre du gouvernement"! Une procédure très rarement employée, selon le Syndicat national des journalistes, qui suscita un certain émoi. Une affaire "absolument incroyable" pour reprendre les termes d'Emmanuel Pierrat, l'avocat de Judith Silberfeld à l'époque des faits. Quelques semaines plus tard, Thomas Doustaly, alors directeur de la rédaction du magazine, fut lui aussi mis en examen pour les mêmes motifs. Tous deux furent par la suite relaxés.

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Profile photo of Yannick Barbe
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Directeur de la rédaction de TÊTU
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