Le plan de lutte contre l’homophobie dans le sport annoncé par Rama Yade, la secrétaire d’État chargée des Sports, le 17 mai dernier, pour la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, est en train de voir le jour: hier, jeudi 30 septembre, s’est tenue au ministère de la Jeunesse et des Sports, une première réunion du groupe de travail.

PLUSIEURS POINTS DE TRAVAIL DÉFINIS
« Étaient présents des conseillers techniques de Rama Yade, les membres de son cabinet, des associations LGBT, le Comité Idaho, la FSGL, Paris Foot Gay et des entités du monde sportif non-LGBT comme l’Insep ou le Comité olympique« , raconte à Yagg Bartholomé Girard, président de l’association SOS homophobie, qu’il représentait lors de ce rendez-vous.

Différents plans de réflexion et d’action ont été programmés afin de lutter contre l’homophobie dans le sport. « Le numéro d’écoute de SOS homophobie sera diffusé sur les sites internet des fédérations de sports mais aussi à des centres sportifs, explique Bartholomé Girard. Il faut savoir que les victimes d’homophobie peuvent aussi contacter le ministère de la Santé et des Sports. La formation est également très importante ; nous proposons ainsi à l’Insep d’intervenir auprès de sportifs et sportives de haut niveau qui porteront nos messages mais aussi auprès d’éducateurs, d’arbitres, de présidents de fédérations et d’une manière générale l’ensemble des personnes qui travaillent dans le monde du sport. Notre dernier point concerne la diffusion d’une charte contre l’homophobie dans le sport, inspirée de la charte contre l’homophobie dans le football, en six points, dont le respect sera le symbole que les choses bougent concrètement sur le terrain. » Une enveloppe financière d’un montant de 100000 euros sera mise à disposition des associations ayant un projet concret de lutte contre l’homophobie dans le sport.

UNE ENQUÊTE MENÉE PAR SOS HOMOPHOBIE
« L’objectif de cette première réunion était de réfléchir à la mise en place des annonces du 17 mai dernier, souligne Bartholomé Girard. Et pour SOS homophobie, cela concerne une enquête sur l’homophobie dans le sport à laquelle les associations LGBT seront associées et qui est fondamentale puisque nous aurons des résultats justes et scientifiques, l’Insep étant chargée de la méthodologie de l’enquête. Mais si nous devons attendre trop longtemps les résultats sans que que l’on fasse d’autres choses en attendant, ça n’a pas de sens, ajoute-t-il. Plus tôt les résultats seront connus, plus vite nous pourrons agir. D’ici un an, un an et demi, ce serait l’idéal. »

S’il ne connait pas encore toutes les associations qui participeront à ce projet, le président de SOS homophobie sait que « l’Insep sera notamment chargé d’évaluer la valeur méthodologique de notre enquête ». « Mais si nous devons attendre deux ou trois ans les résultats sans que que l’on fasse d’autres choses en attendant, cela ne sert à rien, ajoute-t-il, donc il faut quand même que les résultats soient connus tôt. »

« IL Y A BEAUCOUP DE TRAVAIL À FOURNIR »
« Je tiens à saluer le fait que Rama Yade mette cela en place et s’engage contre l’homophobie dans le sport, s’enthousiasme le président d’SOS Homophobie. Ce courage politique, j’aimerais bien que d’autres membres du gouvernement l’aient également pour lutter contre l’homophobie dans d’autres secteurs comme l’école, la santé mais aussi en ce qui concerne le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice. Il y a beaucoup de travail à fournir. »

Aucune date n’a encore été fixée pour de prochaines réunions, « la suite se fera en mini-groupes en fonction des projets communs », précise-t-il. Il y aura notamment très bientôt une réunion consacrée à l’enquête sur l’homophobie dans le sport ».

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