Rainbow et bleu, blanc, rouge chez Bachelot. « Chaque victoire contribue à faire de la France une grande nation du sport », « Le bilan des Gay Games montre, à lui seul, la grandeur de l’équipe de France ». Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports, a eu les mots admiratifs, en recevant hier soir, les médaillés des Gay Games qui ont eu lieu à Cologne en août. Jeux où la France a brillé en remportant 187 médailles.

Petits fours, champagne, une médaille et un sac de sport pour la ministre, l’ambiance était bon enfant hier soir au ministère, rapporte Esther Trousset, qui se trouvait sur place pour Yagg. La tournée continue pour les champions et championnes qui passeront par l’Hôtel de Ville de Paris le 4 octobre.

Les Verts au top. C’est l’événement sportif du week-end: Saint-Étienne se déplace à Lyon pour la septième journée du championnat de France de Ligue 1. Ce centième derby entre les deux clubs prend une saveur toute particulière. Lyon déprime un brin avec un Lisandro Lopez qui peine à trouver le rythme et Yoann Gourcuff encore en période d’adaptation. Les Verts, eux, sont en pleine bourre. Ils sont en tête du classement, ce qui ne leur était pas arrivé depuis 28 ans.

Pour certains quadras que cette équipe a fait rêver, cela réveille des petites émotions de mini-supporter qui ne demandent qu’à sortir quand les Verts plantent des buts, terrassent un adversaire plus fort qu’eux et là, encore mieux, caracolent en tête de la Ligue 1. Difficile de trouver un favori. Lyon est quand même sept fois champion de France consécutif (2002-2008) et a terminé deuxième en 2010.

Sur Facebook et sur Twitter on époumone des virtuels « Qui c’est les plus fort évidemment c’est les Verts », le refrain de la chanson des années 1970 (à réécouter ci-dessous), et des supporteurs d’autres clubs répondent avec le même refrain car il existe une tendresse pour ce club. Saint-Étienne est Saint-Étienne: le plus titré des champions de France (10), finaliste de la Coupe d’Europe des clubs champions, le 12 mai 1976, contre le Bayern Munich. Ok, je la refais: deux tirs verts contre la barre et si les poteaux avaient été ronds et non carrés comme à l’époque, le ballon serait entré. Les Allemands, eux, n’ont trouvé les filets qu’une fois.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur ‪Chanson pour l’équipe mythique des verts dans les années 70‬

C’était l’époque des Dominique Rocheteau – l’ange vert aujourd’hui vice-président du conseil de surveillance du club –, Yvan Curkovic, Jean-Michel Larqué, Christian Sarramagna, Dominique Bathenay… avant que Michel Platini les rejoigne en 1979, avant le dernier titre en 1981, avant les descentes en deuxième division, les remontées et les maintiens à l’arrache des deux dernières saisons.

Saint-Étienne va mieux. Esprit d’équipe et bel appétit, porté par le jeune Dimitri Payet à l’attaque et l’expérimenté Jérémy Janot dans les buts. Porté, toujours, par des supporteurs qui n’ont pas lâché l’affaire malgré les tribulations. On ne sait pas s’ils sont vraiment plus forts, les Verts, mais comme le dit la chanson: « Les supporters sont venus de loin; Ils sont fidèles, ils nous aiment bien ». Tu penses, depuis 35 ans. Le seul truc qui me chiffonne, c’est que je ne retrouve pas mon maillot Manufrance de l’époque.
Samedi, à 21h sur RMC, Europe 1 ou RTL (vous verrez, ça change de la télé).

Le rouge est mis. Cela se passe à Singapour, à cinq Grands Prix de la fin de la saison de formule 1. Cinq pilotes peuvent encore prétendre au titre, dont Fernando Alonso qui pilote une rutilante Ferrari. C’était juste pour mettre un peu de couleur.
Dimanche, à 14h, sur TF1.

Un bleu indélavable? Même sans Sandrine Gruda et Emilie Gomis blessées, les basketteuses françaises font belle impression aux championnats du monde. Emmenées par Céline Dumerc notamment, elles ont battu la Grèce hier soir (69-55) dans la phase de qualification, s’assurant ainsi la deuxième place de leur groupe et la permission de poursuivre au deuxième tour.

Et pour le troisième match du premier tour? Un match de gala. France-États-Unis: les championnes d’Europe contre les États-Unis quadruples championnes olympiques, invaincues depuis 2006. Une dream team avec, notamment – car elles sont toutes brillantes – Maya Moore et Diana Taurasi. À voir absolument, pour le plaisir.
Samedi, à 15h15, sur Sport +

Un bleu indélébile? C’est une belle habitude, presque une tradition, sûrement un savoir-faire. Le handball français, filles et garçons, sait se régénérer. Chez les filles, vice-championnes du monde en 1999, championnes du monde 2003, les générations d’excellence passent, assemblent de belles équipes. Après les Valérie Nicolas, Véronique Péqueux-Rolland, Isabelle Wendling, Stéphanie Cano, Leila Lejeune, voici la bande d’Allison Pineau, sacrée meilleure joueuse du monde en 2010 par la Fédération international de handball. Les Françaises jouent cette après-midi contre la Roumanie pour une place en finale de la World Cup, un tournoi amical préparatoire à l’euro et très relevé. La France espère des championnats d’Europe qui se disputent dans quelques semaines et voient peut être plus loin, les Jeux olympiques de 2012. Des Françaises toujours vertes. Bon week-end. Bon derby.
Samedi, à 14h15, sur Ma Chaîne Sport.

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