open houseLa Cour suprême d’Israël a annoncé mardi matin que la municipalité de Jérusalem devait financer la communauté LGBT et plus particulièrement Jerusalem Open House (JOH), l’association majeure à Jérusalem qui organise également la gay pride de la ville et qui, jusqu’ici, était financée uniquement par des dons privés.

« PRESQUE 5 ANNÉES DE LUTTE JURIDIQUE »
Dans son jugement, la Cour suprême a reproché à la municipalité de Jérusalem d’avoir rejeté les demandes d’aides de la JOH et a jugé qu’elle devait aider l’association à hauteur de 448000 shekels (environ 92000 euros). « La conséquence directe de cette décision révolutionnaire, c’est qu’aucune institution de Jérusalem ne ne pourra exercer une politique discriminatoire à l’encontre des gays, lesbiennes, bi et trans' », précise l’association Jerusalem Open House dans un communiqué dans lequel elle se réjouit de la décision et rappelle qu’il aura fallu « presque 5 années de lutte juridique » pour en arriver là. « Les autorités en Israël ne seront plus en mesure d’ignorer la communauté homo et de la traiter sans respect et de façon inéquitable », a déclaré Yonatan Gher, le directeur de la JOH, ajoutant que la décision de la Cour suprême resterait dans les mémoires comme une des dates-clefs de l’histoire de la communauté.

UN COMPORTEMENT QUI « N’A PAS SA PLACE AU XXIe SIÈCLE »
« Nous ne pouvons qu’exprimer l’espoir que la municipalité ne se comportera plus chichement et que les parties peuvent se serrer la main sans impliquer de nouveau le tribunal, ont écrit les juges Esther Hayut, Hanan Meltzer et Isaac Amit dans leur arrêt.

Pour la juge Esther Hayut, la communauté homo devrait avoir la même reconnaissance que dans d’autres villes du pays, ce qui lui garantirait le financement de ses activités. De son côté, le juge Meltzer a estimé que la municipalité s’appuyait sur des principes soi-disant objectifs pour justifier la discrimination envers les homos, un comportement qui « n’a pas sa place au XXIe siècle ». Le juge Isaac Amit, quant à lui, a souligné que traiter correctement la communauté homo est un des critères d’un État démocratique et ce qui sépare Israël de « la plupart des États du Proche-Orient proches et lointains, dans lesquels les membres de la communauté homos sont persécutés par le gouvernement et la société ».

Via ynetnews.com

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