La Californie est décidément l’État qui bouge en ce moment. Une juge fédérale, Virginia Phillips, a estimé jeudi soir que la politique dite Don’t ask, Don’t tell (DADT, « ne pas demander, ne pas dire »), qui interdit aux militaires gays et lesbiennes de faire leur coming-out, était contraire à la Constitution.

Selon elle, Don’t ask, Don’t tell violerait les droits des soldats homos (liberté d’expression et procès équitable) tels qu’ils découlent des premier et cinquième amendements. Cette décision intervient alors que Barack Obama s’est engagé à préparer l’abrogation de DADT. La plainte sur laquelle s’est prononcée la cour remonte à 2004 et émanait des Log Cabin Republicans, l’association des homos républicains.

La juge Virginia Phillips a donc interdit l’application de DADT (cliquez ici pour télécharger la décision en PDF). Le ministère de la Justice a jusqu’au 23 septembre pour soumettre ses objections.

« Nous n’aurons pas à attendre un vote du Sénat, les élections de novembre, s’est réjoui Dan Woods, l’avocat représentant les Log Cabin Republicans, cité par The Advocate. C’était tout l’objet de ce procès. J’ai toujours pensé que le tribunal serait le moyen le plus rapide de protéger les droits constitutionnels des homosexuels qui souhaitent adhérer aux valeurs militaires et défendre leur pays. »

OBAMA EN POSITION DÉLICATE
Barack Obama se retrouve ainsi dans une position délicate: il doit en effet choisir entre son devoir de défendre la loi en vigueur et sa promesse de l’abroger. Lors du procès, au mois de juillet dernier, les avocats du ministère de la Justice ont défendu DADT, mais ils ne semblaient pas y mettre tout leur cœur, souligne ABC News, qui précise qu’ils n’ont par exemple appelé aucun témoin ni présenté de preuves, se contentant d’affirmer qu’il appartient au Congrès de décider.

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