Dans une résolution sur la « situation des droits de l’homme en Iran, en particulier les cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani et de Zahra Bahrami », adoptée à l’unanimité (663 pour, 19 abstentions), les députés européens appellent le gouvernement iranien à revenir sur la sanction de lapidation à mort prononcée contre Sakineh Mohammadi Ashtiani (dont la condamnation aurait été suspendue selon les autorités iraniennes, ce que dément l’avocat de Sakineh), à reconsidérer le cas de Zahra Bahrami – Iranienne ressortissante néerlandaise accusée d’avoir pris part à une manifestation anti-gouvernementale – et à suspendre l’exécution d’Ebrahim Hamidi.

Après avoir salué « le courage de tous les Iraniens, hommes et femmes, qui luttent pour défendre les libertés fondamentales, le respect des droits de l’homme et les principes démocratiques, qui protestent activement contre la lapidation et les autres formes de châtiments cruels, et qui souhaitent vivre dans une société sans répression ni intimidation », le Parlement européen « invite le gouvernement iranien à suspendre l’exécution d’Ebrahim Hamidi, âgé de dix-huit ans et accusé de sodomie, et demande à la République islamique d’Iran de mettre enfin un terme à la peine de mort pour les crimes commis avant l’âge de dix-huit ans et de modifier sa législation afin de l’aligner sur les conventions internationales en matière de droits de l’homme que l’Iran a ratifiées, y compris la Convention relative aux droits de l’enfant et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ».

APPEL À LA DÉPÉNALISATION
Les eurodéputés rappellent que le Parlement européen « se dit opposé à toute pénalisation des relations sexuelles consenties entre adultes et demande instamment aux autorités iraniennes de dépénaliser l »adultère » et l’homosexualité » et, s’appuyant notamment sur le fait que Mohammad Mostafaei, l’avocat de Sakineh Mohammadi Ashtiani et d’Ebrahim Hamidi, ait dû fuir l’Iran, engage l’Union européenne à « concevoir des mesures supplémentaires (…) pour protéger activement les défenseurs iraniens des droits de l’homme ».

Ils appellent également les Nations unies à nommer un nouveau rapporteur pour « enquêter sur les abus des droits de l’homme et de faire en sorte que les responsables des violations des droits de l’homme en Iran soient tenus de rendre compte de leurs actes ».

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