Après Capleton en juillet dernier et Vybz Kartel le 26 septembre prochain, Sizzla doit se produire à l’Elysée Montmartre, à Paris, le 24 septembre.

Ian Brossat

Ian Brossat

« Il serait en effet invraisemblable que cette salle de concerts prestigieuse serve de caisse de résonance aux appels au meurtre contre les gays lancés dans ses chansons, s’indigne Ian Brossat, le président du Groupe communiste et élus du Parti de gauche au Conseil de Paris, dans un communiqué. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que l’Élysée Montmartre fait le choix de programmer des chanteurs ouvertement homophobes. (…) En aucun cas, le principe de liberté d’expression ne doit servir d’alibi à un tel déchaînement de haine. Un appel au meurtre, même chanté, reste un appel au meurtre. »

« La campagne Stop Murder Music, lancée en 2004 afin de mettre un terme à ces graves dérives, a permis d’alerter l’opinion publique sur ces propos et comportements qui ne relèvent en rien de la liberté d’expression, souligne l’élu dans une lettre à Gérard Michel, directeur de Garance Productions et de l’Élysée Montmartre. J’avoue ne pas comprendre qu’un espace culturel prestigieux comme l’Élysée Montmartre participe à la banalisation de la violence contre les homosexuels, en programmant des chanteurs qui appellent explicitement à leur assassinat. »

Le 21 août, le concert de Sizzla prévu à Palavas-les-Flots avait été annulé sous la pression des associations LGBT. Pour Ian Brossat, l’Élysée Montmartre doit suivre cet exemple: « Ce qui vaut là-bas doit valoir à Paris également. Tout doit être fait pour empêcher qu’un tel concert ait lieu dans la capitale ». Il propose donc à Gérard Michel une rencontre pour « échanger à ce sujet ».

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