C’était hier, c’est aujourd’hui, dans la douceur de cettte fin d’été, une chronique totalement nostalgique tournée vers l’avenir.

Caster, retour gagnant. Quelle affaire. En août 2009, aux championnats du monde, la jeune femme fait sensation en s’imposant, facile, dans le 800 m. Mais Caster Semenya fait problème. Trop masculine. Interrogations sur son genre, commentaires hallucinants parfois, sur les ondes ou dans les autres médias. Des test sont diligentés. L’affaire prend dimension d’état en Afrique du Sud. Ce qui impressionne, au-delà de la surprise, de l’ignorance aussi, c’est le temps qu’il aura fallu pour que l’athlète sud-africaine court à nouveau. L’autorisation a été accordée début juillet, soit près d’un an après les « faits ». Les résultats des tests resteront confidentiels, a indiqué la fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Près d’un an plus tard, Caster Semenya a terminé première de la réunion de Berlin, troisième au meeting de Bruxelles, hier, courant les deux 800 m sous les 2 minutes, loin de son temps de référence des mondiaux 2009, mais tout à sa joie de pouvoir être une compétitrice à nouveau. On imagine la joie. On entrevoit la force qu’il a fallu pour rester dans le tempo malgré l’affaire.

Mieux, Caster Semenya a été sélectionnée pour les prestigieux Jeux du Commonwealth qui auront lieu en Inde en octobre. À deux ans des Jeux olympiques, on lui souhaite le plus beau des avenirs.

À Spa, une 300e. Il a 38 ans et il est détenteur du record de participations en Grand Prix. Rubens Barrichello devrait faire encore mieux, dimanche: il s’élancera sur le circuit de Spa pour la 300e fois de sa carrière au volant d’une formule 1. Hasard de l’histoire, c’est sur le circuit belge que le Brésilien avait signé sa première pole position (les pilotes sont placés sur la grille de départ en fonction d’un chrono sur un tour de piste réalisé la veille lors de la séance d’essais).

Parce qu’il a beaucoup roulé sa bosse au sein de six écuries dont la prestigieuse Ferrari, Rubens est un peu le vieux sage que l’on vient trouver pour des histoires, des conseils, de l’expérience. Lui, se sent toujours compétiteur et se verrait bien continuer encore quelques années. C’est vrai qu’il est très agréable à regarder conduire, tout en énergie et calme mêlés. Et puis, Rubens a le sourire trop craquant. Frivole, peut être, mais ça fait très rayon de soleil dans le milieu.
Sur TF1, dimanche, à partir de 13h55.

Yoann est à Lyon. C’était il y a un an. Début du championnat de France de Ligue 1. Bordeaux faisait le beau avec son paletot de champion de France. Sur les bords de la Gironde, on rêvait d’un doublé. L’équipe avait belle mine avec Marouane Chamakh. Las, en mai, au terme d’une fin de saison catastrophique, Bordeaux laisser échapper le titre. Pire, les Girondins ne parviennent pas à attraper une place qualificative en Coupe d’Europe (de la première à la cinquième place). Comme c’était attendu, Marouane Chamakh traverse la Manche en mai pour rejoindre Arsenal.

Comme cela l’était moins, Laurent Blanc, l’entraîneur de Bordeaux, prendra la succession de Raymond Domenech comme sélectionneur de l’équipe de France. Yoann Gourcuff qui avait souvent lié son destin à celui de son entraîneur quitte donc Bordeaux. Cela s’est fait vite, en quelques heures. Yoann est parti, sans un au-revoir aux supporteurs. Il est du voyage ce samedi, contre Lorient… le club entraîné par son père. En France, c’est le transfert de l’année à une semaine de la fin du mercato d’été, le laps de temps imparti aux clubs pour faire leur marché. À Lyon, Yoann Gourcuff retrouve Hugo Lloris, la Ligue des Champions et va jouer avec Lisandro Lopez, remis d’une blessure au tendon d’achille.
Foot+, 5 matches dont Lorient-Lyon, à partir de 19 heures
Orange Sport, Caen-Brest à 21 heures

Les Bleus, c’est reparti mon kiki. Un an déjà. Le drama total, le frisson, le vertige, la France a peur. L’équipe de France de football va-t-elle se qualifier pour le Mondial? Ça avait un côté irréel, c’est devenu surréaliste. Une qualification de la main, une grève, une élimination piteuse, des joueurs, pas d’équipe, l’arrivée de Laurent Blanc, les mutinés punis et non sélectionnés pour le premier match amical des bleus, Nicolas, Franck, Jérémy, Patrick sanctionnés et j’en passe (ça va cinq minutes).

Et voilà que cela repart avec les qualifications pour l’Euro 2012. Oui, je sais, c’en est presque effrayant. Et en plus, les mêmes gimmicks: la France va-t-elle se qualifier? On verra bien. Début du drama le 3 septembre contre la Bosnie-Herzégovine et le 8 septembre contre la Biélorussie.

Les Bleues, pleine d’avenir. Voilà, c’est fait, et avec la manière. Les Bleues, déjà qualifiées pour la Coupe du monde 2011, ont terminé leur périple, mercredi, à Troyes en battant la Serbie 7-0. Les filles emmenées notamment par Gaëtane Thiney, Elodie Thomis, Marie-Laure Delie ont gagné leurs dix matches marquant 50 buts, et défense et gardiennes – Céline Deville ou Laetitia Philippe – n’en prenant aucun. Certains gloseront sur le niveau du football féminin dans les phases éliminatoires, il faut surtout saluer la performance: des joueuses, une équipe, quart de finaliste lors de l’Euro et aujourd’hui 8e nation mondiale. Une telle faim de loup vers une reconnaissance qui commence à poindre un brin. Direct 8 qui diffusait le match en prime time – une première pour le football féminin sur une claîne en clair en France – a rassemblé 670000 téléspectateurs, réalisant ainsi la meilleure audience de son histoire.

Clijsters dans le rang. C’était il y a un an. Jeune maman, Kim Clijsters enchantait New York en remportant les Internationaux des États-Unis quelques mois seulement après son retour. Elle revient lundi en tête de série numéro 2 et parmi les solides prétendantes au titre. En un an, la joueuse sortie de sa retraite coule désormais les journées de la vaste road-story du circuit, tour du monde, escales, valises, hôtels, avec sa fille.

Un an déjà. Justine Hénin n’était pas encore sortie de sa retraite, Amélie Mauresmo n’avait pas encore pris la sienne, Serena Williams venait de sortir de l’US Open par la petite porte, défaite en demi-finale par Clijsters sur un point de pénalité après avoir insulté une juge de ligne. Blessée, Serena n’est pas là cette année. Elle va manquer à un tournoi qui lui ressemble: feu et spectacle. Cela écrit, l’affiche du tournoi promet. Caroline Wozniacki, demi-finaliste en 2009, arrive en tête de série n°1; Venus Williams, Maria Sharapova et Sveltana Kuznetsova, désormais entraînée par Loïc Courteau, l’ancien coach d’Amélie Mauremo, sont aussi d’une partie alléchante.

À voir pour ne pas en douter, les formidables images du New York Times: toute la puissance et la force des meilleures joueuses du monde. Une force assumée et tout à fait féminine. Pour une fois que le sport féminin n’est pas obligé de justifier son glamour avec de la dentelle. On adore.

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Sur Eurosport à partir de lundi.

Stéphanie et sa championne de princesse. Rien à faire, son nom évoque toujours chez moi ses tubes (j’ai un faible pour Fleurs du mal). Pourquoi parler de Stéphanie de Monaco dans cette chronique? Parce que sa fille Pauline a disputé les Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour. Occasion de parler d’une compétition, une première dans le genre, organisée par le Comité international olympique, destinée aux jeunes pousses de 14 à 18 ans. Peut être que dans deux ans, à Londres, dans dix ans, ailleurs, on se souviendra de ces frimousses. Bon week-end.

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