Il y a des rôles qui marquent une vie et dont il est difficile de se défaire. Cela pourrait être le cas d’Harry Potter, mais Daniel Radcliffe, qui incarne le jeune sorcier depuis qu’il a 12 ans, est bien parti pour parvenir à faire autre chose de sa vie.

C’est en tout cas ce que laisse espérer l’entretien publié par le magazine gay américain Out. Plus qu’une interview, c’est une conversation entre l’acteur et son amie l’artiste trans’ Our Lady J (également interviewée seule) que propose Out à ses lecteurs, ainsi qu’un portfolio.

Daniel Radcliffe et Our Lady J dans Out

Comme le rappelle le magazine, il y a un an, l’amitié entre Daniel Radcliffe et Our Lady J faisait les choux gras des tabloïds (un exemple de titre d’une rare élégance sur Staragora, pas vraiment mieux sur Actustar ni dans The Sun). Au lieu de diffuser un communiqué de presse niant toute relation entre eux, la jeune star a préféré dire tout le bien qu’il pensait de son amie. La classe, quoi.

Les allusions et les rumeurs ne font pas peur à Daniel Radcliffe, qui semble ne pas craindre les éventuelles répercussions sur sa carrière. Il n’est pas gay-friendly pour l’image, il est, c’est tout.

« Le monde a besoin d’être mieux éduqué », répond Daniel à Our Lady J lorsqu’elle lui demande ce qu’il aimerait voir arriver pour la communauté LGBTQ dans le monde (pas juste aux États-Unis ou au Royaume-Uni).

Après avoir établi que Daniel n’est pas vraiment Harry Potter et qu’Our Lady J n’est pas la réincarnation transsexuelle de Narcissa Malfoy, les deux complices parlent de Broadway (Daniel A-DO-RE); de musique (ils sont tous les deux fans de Florence and the Machine); de Nick Clegg, le leader des LibDems britanniques, que Dan a rencontré et trouve formidable même s’il n’est pas d’accord avec tout ce qu’il dit mais il a quand même voté pour lui; de Barack Obama et des petits pas qu’il fait pour la communauté LGBT, en particulier le fait que les trans’ américain-e-s peuvent désormais faire changer le genre qui est indiqué sur leur passeport; du Trevor Project, une association américaine de prévention du suicide chez les jeunes LGBT, que Daniel Radcliffe soutient notamment financièrement; de la vie amoureuse du jeune homme (il est célibataire et pas habitué aux rendez-vous galants, qui le rendent nerveux, mais Our Lady J propose de lui présenter des copines)…

Our Lady J dans Out

Our Lady J

Parmi les sujets abordés, il y a aussi la place des trans’ dans la communauté LGBT: « J’ai un peu voyagé dans le monde et j’ai rencontré d’autres femmes trans’, raconte Our Lady J, et ce qui les surprend toutes au sujet des personnes transgenres en Amérique, c’est que nous nous identifions, en majorité, à la communauté gay en raison de la menace de violences à notre encontre dans la communauté hétéro. (…) Dans le monde, j’ai trouvé – de manière générale – de nombreuses transsexuelles sont techniquement des femmes hétérosexuelles parce que le genre et la sexualité sont deux choses différentes. Je me demande si dans l’ensemble le genre et la sexualité sont en train de devenir plus fluides? ». Réponse de Daniel Radcliffe: « Je crois qu’avec chaque génération, les gens deviennent plus ouverts à ces idées, plus sensibilisés, mieux éduqués. Mais c’est un processus très très lent ».

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