Les dirigeants des sept principaux partis politiques suédoise se sont dits favorables à une modification de la loi de 1972 qui impose la stérilisation (et le divorce, le cas échéant) de toute personne demandant à changer de sexe, rapporte le site anglophone suédois The Local. Cette unanimité, dont on espère qu’elle sera suivie d’effet, s’est exprimée vendredi 30 juillet, lors d’un débat organisé dans le cadre de la gay pride de Stockholm. Une gay pride très politique, qui a vu de nombreux membres du gouvernement et élu-e-s se joindre aux quelque 35000 participants à la marche, samedi 31 juillet, alors que les élections générales se tiendront le 19 septembre prochain.

Pour l’Association nationale pour les droits LGBT (Riksförbundet för homosexuellas, bisexuellas och transpersoners rättigheter, RFSL), la question primordiale cette année est celle de la santé des trans’, en particulier les problèmes que pose la loi de 1972.

« C’est un chapitre sombre de l’Histoire suédoise », a déclaré Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre (Moderaterna, Parti du rassemblement modéré, droite), qui a affirmé sa volonté de moderniser la loi.

Le Parti de gauche (Vänsterpartiet) et les Verts (Miljöpartiet de Gröna) ont demandé une un réexamen complet de la loi, notamment en ce qui concerne l’âge minimum pour un changement de sexe, actuellement fixé à 18 ans.

Quelques jours avant ce débat, la ministre de l’Intégration et de l’Égalité des genres, Nyamko Sabuni (Parti du peuple/Libéraux, Folkpartiet liberalerna, droite), avait annoncé à la radio l’intention de son parti d’inclure l’identité de genre dans la législation sur les crimes de haine.

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