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Gay Pride, Société | 29.06.2010 - 16 h 48 | 0 COMMENTAIRES
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Pourquoi les homos de droite ont viré l’UMP de la Marche des Fiertés

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Yagg vous l'annonçait avant la Marche des Fiertés, GayLib prend ses distances avec l'UMP. Pour celles et ceux qui n'ont pas tout suivi depuis trois ans, notre partenaire Mediapart a enquêté.

Samedi 26 juin, au cœur de la gay pride, le logo bleu et rouge de l'UMP était introuvable: viré du défilé! Il n'avait pas été "banni" par les organisateurs de la Marche des Fiertés, mais par les homos de droite eux-mêmes: regroupés au sein de GayLib (club associé à l'UMP), ces derniers ont décidé de manifester, cette année, sans le sigle du parti présidentiel sur leur char – et sans plus accepter le moindre euro de la "maison mère". Que s'est-il passé?

En 2007, l'élection de Nicolas Sarkozy (puis son mariage avec Carla Bruni) avait pourtant dopé les espoirs des bataillons de conseillers ministériels ou d'assistants parlementaires homosexuels, qui piaffaient d'impatience de voir leur camp évoluer… "Aujourd'hui, nous ne sommes plus en phase avec le parti, regrette Emmanuel Blanc, président de GayLib. Les deux promesses phare du programme, que nous avions négociées en 2006, n'ont pas été tenues."

Nicolas Sarkozy et l'UMP s'étaient engagés à créer un "Contrat d'union civile" ouvert aux couples homosexuels, avec les mêmes droits que le mariage (à l'exception de la filiation et de l'adoption), ainsi qu'un "statut des beaux-parents" (censé faciliter la vie des familles recomposées, y compris homoparentales); mais aucun projet de loi n'a été déposé en trois ans.

"NOS DIRIGEANTS SONT FRAPPÉS D'ALZHEIMER!"
"Nos dirigeants sont frappés d'Alzheimer!, dénonce un membre du conseil d'administration de GayLib, préférant rester anonyme. Xavier Bertrand (secrétaire général du parti) nous explique que ça coince chez nos députés, qu'il faut éviter de mettre le Parlement à feu et à sang… Mais toute la dialectique de Sarko, c'est de dire: "Quand on veut, on peut…" Alors quoi?" Cet adhérent balance, amer: "N'est pas Simone Veil qui veut!" (en référence à la ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, qui avait légalisé l'avortement en s'appuyant sur les bancs de gauche à l'Assemblée).

Lucide, aussi, ce militant conclut: "Jusqu'à présent, avec l'UMP, on était dans une relation "gagnant-gagnant": on infléchissait le programme de l'intérieur, le parti se donnait un air moins ringard… Désormais, pour être efficace, il faut peut-être se poser la question de sortir de l'UMP…" Le président Emmanuel Blanc, lui, juge "l'idée prématurée", mais lâche tout de même, en listant les pays qui viennent d'autoriser le mariage et/ou l'adoption pour les homosexuels (Portugal, Espagne, Islande…): "C'est inacceptable que la France, patrie des droits de l'Homme, prenne des leçons de l'Albanie, premier pays musulman d'Europe!". La droite gay, qui avait trouvé Nicolas Sarkozy audacieux en 2007, recrache les couleuvres avalées ces trois dernières années.

Le bilan du gouvernement n'est certes "pas nul", note Vincent Loiseau, porte-parole de l'Inter-LGBT (le collectif qui fédère les dizaines d'associations organisatrices de la gay pride). La loi Tepa de 2007 a en effet aligné la fiscalité pour les couples pacsés, en matière de succession et donation, sur les mariés. Dans la fonction publique, un décret a ouvert le "capital décès" aux conjoints pacsés. Les ministères de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Santé ont initié des campagnes de lutte contre l'homophobie conséquentes. Rama Yade (ex-secrétaire d'État aux Droits de l'Homme) est allée plaider, à la tribune de l'ONU, pour la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde…

"Sur l'égalité fiscale ou la communication contre l'homophobie, ils sont forts, analyse Vincent Loiseau, favorable à l'ouverture du mariage et de l'adoption. Mais ça reste de l'affichage: dès qu'il s'agit de vraies réformes législatives, le gouvernement se défile!".

Sur le projet de Contrat d'union civile (CUC), les troupes de GayLib (qui l'avaient négocié dans le programme présidentiel à défaut d'obtenir le mariage) ont très vite déchanté, dès l'été 2007. "Au gouvernement, ils ont commencé à nous dire qu'il y avait une ambiguïté, raconte Emmanuel Blanc. Nous réclamions un contrat ouvert à tous, ils pensaient le réserver aux homos…" Ce "détail" n'aurait pas été réglé, noir sur blanc, pendant la campagne. "Du foutage de gueule!, dénonce aujourd'hui un membre de l'association. Mais la situation étant inextricable, on a laissé tomber, pour tout miser sur le statut des beaux-parents…"

Cette promesse-là, au moins, est arrivée jusqu'au stade de l'avant-projet de loi, début 2009. Rédigé par Nadine Morano, secrétaire d'État à la famille, le texte changeait trois fois rien au quotidien des familles homoparentales, mais les reconnaissait dans son exposé des motifs – une première historique! Alertée, "l'entente parlementaire", groupe de députés informel, soudés autour de la "défense du mariage", s'est mise en branle, derrière Jean-Frédéric Poisson, un proche de Christine Boutin (qui avait combattu le Pacs la Bible à la main). Résultat: au printemps 2009, le gouvernement a renoncé.

"QUAND ON POSAIT LA QUESTION EN INTERNE, ON SE FAISAIT TRAITER DE COLLABO"
À l'époque, ces reculs ont détérioré l'ambiance au sein de GayLib, entre partisans d'une ligne "dure" face à l'immobilisme de Xavier Bertrand (ministre de tutelle de Nadine Morano, qui ne trouvait plus une seconde pour recevoir l'association), ou plus "compréhensive"… À l'automne 2009, surtout, "l'affaire Frédéric Mitterrand", ministre de la Culture homosexuel, accusé de pédophilie par Marine Le Pen (parce qu'il avait raconté dans un roman ses escapades tarifées avec des "gosses" en Thaïlande), a tourné au pugilat: fallait-il soutenir à tout prix le seul ministre ouvertement gay du gouvernement?

"Quand on posait la question en interne, on se faisait traiter de collabo, confie un adhérent, gêné… Le problème, c'est qu'après s'être mobilisée pour sauver le soldat Mitterrand, toute la droite a eu le sentiment qu'elle avait fait le job pour la "cause gay"! On a compris que le gouvernement n'ouvrirait pas d'autre front d'ici 2012…"

Début 2010, faute d'interlocuteurs au gouvernement, Gay Lib en était donc réduite à militer pour obtenir l'expulsion de l'UMP du député Christian Vanneste (qui affirme que "l'opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n'est pas fondée") – sans succès.

On en était là, le 16 juin, quand Xavier Bertrand est venu débattre avec les adhérents de GayLib, au siège de l'UMP. À ses côtés: Christian Estrosi et Nathalie Kosciusko-Morizet (ministre de l'Industrie et secrétaire d'État à la Prospective), "cautions gay-friendly" de la soirée (selon l'expression d'une participante). En introduction, la maire de Longjumeau a fait un "lapsus", sans doute savamment préparé pour faire bicher l'assistance: "Venez vous marier… enfin vous pacser, à Longjumeau! J'offre des pots de miel…"

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