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De quoi Le Parisien a-t-il eu peur? À l’occasion de la conférence de presse qu’organisait l’Association des parents gays et lesbiens (APGL), lundi 21 juin, pour annoncer les premières journées européennes des familles homoparentales (JEFH) qui auront lieu les 17 et 18 septembre prochain, Dominique Boren et Philippe Rollandin, respectivement co-président et porte-parole de l’APGL, ont lâché, de façon presque anecdotique, que le quotidien avait refusé de « publier une série de 20 faire-parts de naissances émanant de couples de même sexe, de couples d’hommes, de femmes et de co-parents ».

« Nous avons sollicité nos adhérents qui nous ont envoyé de vrais faire-parts avec des noms et des dates de naissances officiels, explique Philippe Rollandin à Yagg. La série devait paraître aujourd’hui ou demain à l’occasion de la Marche des Fiertés pour dire: « Les familles homoparentales existent ». C’est pour des raisons de coût que nous nous sommes dirigés vers Le Parisien. Ils étaient un peu réticents car ils trouvaient cela un peu compliqué du fait que le parent social n’est pas reconnu par la loi. Mais ils ont finalement accepté et nous avons envoyé notre série de faire-parts. Par la suite, nous avons eu un retour du Parisien nous expliquant que les faire-parts n’étaient pas conformes à la loi et que pour les publier il faudrait enlever la notion de « leur fils » ou « leur fille ». Nous avons eu affaire au service des carnets qui a interrogé le service juridique du journal. » Yagg a donc tenté de se faire préciser les raisons par Le Parisien, sans succès pour l’instant. « J’ai interrogé un autre quotidien, commente Philippe Rollandin, et il n’avait aucun problème pour publier nos faire-parts. Mais nous n’avons pas pu le faire pour des raisons de coûts. Je me pose la question de savoir si le refus est fondé sur une réalité juridique ou une discrimination. »

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