Depuis quelques semaines, Yagg a lancé un défi à ses internautes: raconter leur gay pride ou marche des fiertés 2010 et la faire partager aux autres yaggeurs et yaggeuses qui voteront pour leur récit préféré. Et devenir ainsi Yagg reporters!

Voici le premier Yagg reportage 2010. Nous le devons à Amanda, qui raconte la Marche des fiertés de Rennes qui a eu lieu samedi 12 juin. Un texte et des photos pour lesquels vous pourrez voter un peu plus tard sur Yagg. Et si vous voulez devenir Yagg reporter sur la gay pride de votre ville, il est encore temps de remplir le formulaire d’inscription!


LA MARCHE DES FIERTÉS DE RENNES, PAR AMANDA
Samedi 12 juin avait lieu la Marche des fiertés à Rennes. Mes jambes, épilées depuis trois jours, ont donc manifesté l’envie de s’y montrer. Soit (qui serais-je pour le leur interdire?). Je suis donc descendue sur la capitale bretonne afin d’y croiser le soleil et la pollution.

Oui le soleil, aussi incroyable que cela peut paraître en Bretagne, la marche fut noyée sous le soleil. Or, là où il y a du soleil, il y a souvent des gens dénudés. La Marche des fiertés, à ma grande surprise, n’y a pas fait exception. Partout, ici ou là, des jeunes (bizarrement beaucoup d’ados) et des moins jeunes ondulaient, à la lumière naturelle et sur la douce mélopée de la muse des chars, Lady Gaga.

Mais je m’égare.

Parlons des chars.

Je retiendrais que malgré leur petit nombre, trois ou quatre, et leur décoration sommaire, ceux-ci arrivent tout de même à faire danser la bonne moitié des 2000 participants et à diffuser une véritable ambiance festive. Je les félicite, c’est un pari risqué mais ils tiennent bon.

J’ose espérer une plus grande présence de chars dans les prochaines années. Peut-être pour diversifier un peu les messages et les milles approches des différents organismes militants.

Rennes est réputée pour être une ville plutôt associative. Il y a deux ans, c’était le sentiment que j’avais eu. Cette année, je l’ai moins remarqué. À l’image du site du CGLBT en cours de développement depuis quelques mois. J’imagine que des changements d’organisateurs, des changements dans les équipes et des nouvelles têtes peuvent avoir ces effets. Je ne doute pas qu’une fois stabilisées, les assos rennaises redeviendront plus actives. Par exemple, les assos cette année étaient accessibles en fin de parcours au Thabor. Alors que leur présence, une autre année, place de la Mairie, une des plus fréquentées, avait plus de sens auparavant. Je n’ai aucune idée des raisons de ce changement.

J’ai regretté aussi de ne pas voir comme les années précédentes des actions ponctuelles pendant la Marche: sit-in, jeux, théâtre rapide. Ceux-ci sont normalement porteurs du thème. Qui était cette année « Éduquer pour avancer ensemble » et qui m’a semblé peu représenté, hormis dans le discours du président du CGLBT au milieu du défilé.

Le parcours, ouvert par un gigantesque drapeau arc-en-ciel, a débuté sur la toute nouvelle esplanade Charles-de-Gaulle, devant la médiathèque, en direction de la gare de Rennes, pour remonter la belle avenue Janvier jusqu’aux quais, de manière à rejoindre la place de la Mairie. Et ce, en passant devant quelques-uns des plus beaux bâtiments de Rennes. Sur la place de la Mairie, une pause eut lieu puis le défilé est reparti en direction du Thabor, par la rue Le Bastard, où des sympathisants nous ont saupoudrés de paillettes (gloire à eux et aux shampooings!).

En fin de Marche, un fameux et joyeux melting-pot coloré a envahi les jardins du Thabor pour y déployer le grand drapeau arc-en-ciel. Les participants étaient invités à se poser autour et dessus.

Hormis donc, quelques bémols, ce fut une Marche des fiertés dynamique, diversifiée et plutôt réussie. Perfectible, certes, mais il ne tient qu’aux LGBT bretons de l’améliorer!

Texte et photos Amanda





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