Le tribunal correctionnel de Montpellier a condamné l’agresseur de plusieurs homosexuels à trois ans de prison ferme, hier, mercredi 9 juin, annonce le Collectif contre l’homophobie (CCH) dans un communiqué.

Actuellement incarcéré à Saint-Martin-de-Ré, Messaoud Bouakkaz, 36 ans, n’était pas présent à l’audience et a refusé d’être représenté par un avocat, indique le CCH: « Ce fut donc un procès pénible car le mis en cause ayant déserté, les victimes comme le tribunal n’ont pas eu droit aux explications qu’ils étaient en droit d’attendre. Hussein Bourgi, président du CCH, est intervenu à l’audience pour dénoncer ce comportement et démontrer que Messaoud Bouakkaz « ne choisissait pas ses victimes au hasard, mais qu’il les ciblait en fonction de leur orientation sexuelle ». Ainsi, il a rappelé que le mis en cause avait déjà été condamné à 24 reprises depuis 1991 pour des faits souvent similaires ». C’est en effet au sujet de ces mêmes agressions, dans la région de Montpellier, à Nice et à Dijon, que le CCH avait lancé un appel à témoignages en avril dernier.

En revanche, la circonstance aggravante liée à l’orientation sexuelle des victimes n’a pas être retenue en raison de l’absence du prévenu: dans la mesure où les sanctions encourues auraient été plus lourdes, il aurait fallu pouvoir l’en aviser.

Dans son communiqué, le CCH rappelle les différentes condamnations de Messaoud Bouakkaz et s’inquiète de ce qu’il soit régulièrement remis en liberté: « Si un drame a été évité jusqu’à présent, cela relève du miracle. Aussi le CCH invite à nouveau toutes les autres victimes de cet individu à contacter l’association. Sans la coopération et l’aide du plus grand nombre, nous n’arriverons pas à neutraliser durablement cet individu… libérable dans quelques années ».

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