Jeudi dernier, le comité des Nations Unies qui décide quelles organisations non-gouvernementales peuvent être accréditées aux Nations Unies, a une nouvelle fois rejeté la candidature de l’IGLHRC (International Gay and Lesbian Human Rights Commission).

L’IGLHRC, une ONG internationale qui s’occupe de la protection des droits des LGBT, a en effet déposé sa candidature, il y a trois ans, pour bénéficier, comme plus de 3000 autres ONG, d’un « statut consultatif » auprès de l’Ecosoc, le Conseil économique et social des Nations Unies.

Le comité des ONG des Nations Unies chargé d’accréditer les ONG est composé de 19 pays-membres. Si les États-Unis et le Royaume-Uni ont soutenu la candidature de l’IGLHRC, l’Égypte, le Soudan, le Qatar, le Pakistan, la Chine, la Russie, l’Angola et le Burundi ont voté contre et la Turquie s’est abstenue de voter, selon l’agence de presse Reuters.

DISCRIMINATION CONTRE UNE ASSOCIATION LGBT
« Nous n’avions malheureusement pas assez de votes de notre coté [pour faire le poids contre les pays tels que l’Égypte ou le Soudan], » a indiqué avec regrets un diplomate occidental à Reuters, ajoutant que l’IGLHRC remplissait pourtant bien tous les critères pour cette accréditation.

Cary Alan Johnson, directeur exécutif de l’IGLHRC, cité par Reuters, s’est dit « déçu par le vote du Comité sur les ONG qui bloque notre candidature », ajoutant: « (C’est) un cas évident de discrimination contre une organisation parce qu’elle défend les droits humains des personnes LGBT à travers le monde et fait la promotion de la fin des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».

Les États-Unis, qui soutenaient cette candidature, ont indiqué dans une déclaration que l’IGLHRC « a notamment contribué à des recherches précieuses sur le sida/VIH et que son travail est bien connu de ce comité ».

CONTRAIRE AUX PRINCIPES DES NATIONS UNIES
« Cette acte de simple discrimination est contraire aux principes des Nations Unies, de l’Ecosoc et du comité des ONG »,  a remarqué à son tour la délégation britannique, exprimant son « profond regret » pour cette décision.

Malgré le vote du comité, Reuters cite une source anonyme selon laquelle les États-Unis et les pays européens pourraient forcer l’accréditation de l’IGLHRC auprès de l’Ecosoc lui-même, une stratégie qui pourrait s’avérer plus payante.

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