C’est après avoir rencontré le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, que le président Bingu wa Mutharika a annoncé qu’il avait accordé sa grâce, pour des raisons humanitaires, à Steven Monjeza et Tiwonge Chimbalanga, condamnés le 20 mai à 14 ans de prison et de travaux forcés pour avoir violé « l’ordre naturel » en se mariant lors d’une cérémonie traditionnelle mais non-officielle.

« Ces garçons [selon plusieurs témoignages concordants, Tiwonge se considère comme une femme, ndlr] ont commis un crime contre notre culture, contre notre religion, contre nos lois, a-t-il déclaré, cité par Associated Press. Toutefois, en tant que chef de l’Etat, je leur accorde ma grâce et ordonne donc leur libération immédiate et sans conditions. » L’arrestation du couple en décembre 2009 et la condamnation qui a suivi avaient déclenché de nombreuses réactions de la communauté internationale – de l’ONU à l’Union européenne, de Madonna à Mia Kirshner –, qui dénonçaient l’homophobie du Malawi.

Ban Ki-moon a salué une « décision courageuse » et appelé à l’abrogation de la loi « obsolète » sur laquelle était fondée la condamnation.

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