Une fois les prix distribués, les professionnels rentrés, l’organisation du Festival de Cannes ne s’endort pas sur ces lauriers. Des films sont repris à Paris et accessibles à tous, et la Résidence de la Cinéfondation reste toute l’année en ébullition.

LA QUINZAINE DES RÉALISATEURS, LA SEMAINE DE LA CRITIQUE ET UN CERTAIN REGARD À PARIS
Belle initiative: depuis quelques années, les programmations cannoises de la Quinzaine des Réalisateurs, de la Semaine de la Critique et d’Un Certain Regard sont reprises à Paris pour le plus grand bonheur des cinéphiles et des journalistes qui se sont concentrés sur la Compétition officielle du Festival.

Les films de la Quinzaine des Réalisateurs (affiche ci-contre) sont visibles au Forum des Images, au Forum des Halles, depuis le 26 mai et jusqu’au 6 juin. Nous vous conseillons notamment d’aller voir le documentaire sur les Rolling Stones (Stones in Exile, de Stephen Kijak), Illégal, d’Olivier Massé-Depasse, film belge récompensé par le prix SACD, Shit Year, de Cam Archer avec Ellen Barkin, et A Alegria, des Brésiliens Marina Méliande et Felipe Bragança.

Pour ce qui est de la Semaine de la Critique (affiche ci-contre), c’est la Cinémathèque française qui ouvre ses portes, du 3 au 6 juin. Malheureusement, seule une partie de la programmation sera diffusée. On ne peut que vous inciter à aller voir The Myth of the American Sleepover, de David Robert Mitchell, le samedi 5 juin, à 19h30.

Enfin, pour voir les films de la section Un Certain Regard, direction le 5e arrondissement de Paris, salle Reflets Médicis, jusqu’au mardi 1er juin. L’occasion notamment de découvrir Les Amours imaginaires, le très beau film de Xavier Dolan, quelques mois avant sa sortie en salles prévue pour le 29 septembre prochain.

LA CINÉFONDATION A SA « VILLA MÉDICIS » PARISIENNE: LA RÉSIDENCE
Après 12 ans d’existence, la Cinéfondation a vraiment trouvé sa place au Festival de Cannes mais aussi à Paris. Georges Goldenstern connaît bien les jeunes réalisateurs. En charge du cinéma pour Arte pendant 15 ans, il quitte la chaîne en 2002 pour prendre la direction de la Cinéfondation. Pour Georges Goldenstern, la Cinéfondation « met en lumière et soutient les nouveaux talents », et ce, avec trois outils que sont la sélection de films d’écoles qui fait l’objet d’un prix chaque année (le dernier jury était présidé par Atom Egoyan), l’Atelier qui permet à 15 auteurs invités au Festival de Cannes de compléter le financement de leurs films.

Georges Goldenstern, directeur de la Cinéfondation

Enfin, le dernier né, la Résidence, qui accueille dans le 9e arrondissement de Paris, deux groupes de six réalisateurs par an, chacun pour une durée de 4 mois et demi qui leur permet d’écrire leur scénario pour un premier ou un deuxième long métrage.  Cette sorte de Villa Médicis du Festival de Cannes est une vraie pépinière de talents. Pour Georges Goldenstern, « la Résidence permet à de jeunes réalisateurs loin de leur pays d’origine de se consacrer complètement à l’écriture de leur scénario et de ne pas se sentir isolé, ensuite c’est leur réussite qui les ouvrira au public ».

Toujours en mouvement, la Cinéfondation et sa Résidence réfléchissent en continu à l’amélioration des processus existants ainsi qu’à toutes nouvelles formes de soutien à la création. Avec à sa barre un homme passionné par les réalisateurs et qui gardera de Cannes 2010 « l’étonnement d’Apichatpong, l’humilité d’Amalric et la sobriété de Beauvois ».

Franck Finance-Madureira

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