Ce week-end, deux gay prides avaient lieu en Europe de l’Est. L’une dans le calme, l’autre, non.

À Bucarest, en Roumanie, la 6e édition s’est plutôt bien passée, malgré la présence de contre-manifestants potentiellement violents mais gardés à l’écart par la police, comme l’explique le site de l’Intergroupe pour les droits LGBT du Parlement européen.

httpv://www.youtube.com/watch?v=qVo0gLDD0Ks

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur GayFest Pride 2010 @ Bucharest, Romania – May 22 (1).

PERTURBÉE PAR DES NÉO-NAZIS
À Bratislava en revanche, la première gay pride slovaque a été perturbée par des néo-nazis (photo). Un millier de personnes s’étaient retrouvées pour la marche, autorisée par la municipalité, mais la police était mal préparée au déferlement de violence auquel elle a été confrontée, et la manifestation a dû être déplacée. Environ 80 militants du groupe d’extrême droite Slovenská Pospolitosť ont aspergé les participants de gaz lacrymogène et leur ont lancé des œufs, rapporte le quotidien slovaque Sme, cité par The Slovak Spectator. Au moins deux personnes auraient été frappées.

httpv://www.youtube.com/watch?v=iUrd7Y5lKbM

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Duhovy pride 2010 Bratislava – tolerancia vs buzeranti, uchylaci, prasata.

« UNE VICTOIRE IMPORTANTE »
« Que la Pride de Bratislava ait eu lieu est une victoire importante, bien que nous n’ayons pas défilé en centre-ville, mais avec des centaines de drapeaux arc-en-ciel sur le pont et l’autre rive du Danube, a déclaré la députée européenne Ulrike Lunacek, coprésidente de l’Intergroupe pour les droits LGBT. Les quelques incidents violents – notamment lorsqu’un militant d’extrême droite m’a lancé des pierres alors que je m’adressais à la foule (et a manqué sa cible) – ne nous ont pas empêchés de célébrer cette première gay pride. La communauté LGBT slovaque peut être fière d’avoir obtenu l’autorisation de défiler, et d’avoir rassemblé jusqu’à 1000 participants. Les radicaux ne s’approprient l’espace public que lorsqu’ils y sont autorisés; c’est pourquoi je suis convaincue que le devoir du gouvernement est de lutter contre les discours et la violence nationalistes, racistes et homophobes. » Une déclaration qui pourrait aussi s’appliquer aux autorités françaises après les incidents mardi dernier à Lyon, pour ne prendre qu’un récent exemple.

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