caelifLe Collectif des associations étudiantes d’Ile-de-France (Caélif) débute, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, une campagne pour dire « stop à la banalisation des mots à caractère homophobe », avec le soutien de la Mairie de Paris et de la Maison des Initiatives étudiantes (MIE).

« Enculé! Pédé! Gouine! Camionneuse! Pédale! Tapette! 62% des étudiants pensent que ces mots ne sont pas nécessairement homophobes, explique le Caélif sur la page Facebook dédiée à la campagne. Et 82% pensent que vanner un camarade efféminé n’est pas nécessairement homophobe non plus. » Ces chiffres sont tirés de la grande enquête menée par le Caélif et SOS homophobie auprès des étudiants sur leur perception de l’homosexualité. Les conclusions détaillées de cette enquête, qui a permis de recueillir 5000 réponses, seront diffusées le 1er juin.

Les deux affiches ci-dessous seront diffusées dans les universités, écoles et lieux de vie étudiante de la région parisienne.

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« Certains mots sont à ce point banalisés, que leur portée n’est pas mesurée, insiste le collectif étudiant, les mots ont leur importance, leur impact et leurs conséquences. Intégrés au langage quotidien, même prononcés sans mauvaise intention et quel que soit le contexte, ils alimentent honte et mal-être chez les jeunes homosexuels. »

Parallèlement, le Caélif propose une exposition intitulée « L’insoutenable légèreté des mots », sur l’homophobie en milieu étudiant, à travers une rétrospective d’affiches étudiantes, toujours à la MIE (50, rue des Tournelles, à Paris), du 17 au 29 mai.

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