Les Désemparés est le dernier film de la trilogie américaine de Max Ophüls. Sa réédition est une aubaine pour les fans du cinéaste.

Pour peu que vous vous intéressiez aux films noirs, à James Mason, à l’Amérique des années 40 et que vous aimiez les portraits romanesques de femme courageuse face à son destin, Les Désemparés est fait pour vous. Mais disons-le d’emblée: Les Désemparés ne possède pas le souffle et le romanesque des films des années 50 du cinéaste (Madame De…, La Ronde, Le Plaisir), que l’on peut considérer comme des joyaux du 7e art.

TODD HAYNES EN BONUS
Avant même de regarder le film, je vous conseille de découvrir l’interview passionnante du cinéaste gay Todd Haynes (Loin du paradis, Poison), que Carlotta a eu la bonne idée de proposer en bonus. Vous y apprendrez que pendant la Seconde guerre mondiale, on a vu fleurir aux États-Unis des romans – à succès immédiat – qui narraient les aventures de femmes ordinaires confrontées à des épreuves dantesques.

UNE HEURE TRENTE DE REBONDISSEMENTS
Lucia Harper est de celles-là. Elle élève seule ses enfants, dont le père est très souvent absent. Elle va exiger que sa fille mette fin à sa liaison avec un escroc, mais l’entrevue finit mal et l’homme est tué. Vont suivre une heure trente de rebondissements, avec une mère qui va se battre pour sauver sa famille. Joan Bennett y est très convaincante et elle croise sur son chemin (semé d’embuches) James Mason, obscur et poignant. Dans un noir et blanc intense signé Burnett Guffey, Max Ophüls, comme à son habitude, multiplie les mouvements de caméra sophistiqués et les cadrages complexes. À découvrir.

Les Désemparés, de Max Ophüls (Carlotta).

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