Ce jeudi matin, les organisateurs du Festival de Cannes dévoilaient la sélection officielle (films en compétition et hors compétition, Un Certain Regard) de la 63e édition du Festival qui se tiendra du 12 au 23 mai, présidée par Tim Burton.

Après une cuvée 2009 très gay-friendly, le programme est-il du même acabit cette année? Rien n’est moins sûr. La rédaction de Yagg a tout de même retenu pour vous:

  • Robin des Bois, de Ridley Scott, en ouverture et hors compétition. Onze ans après Gladiator, le réalisateur retrouve son Russell Crowe. Bon, il y a moins de jupettes sexy dans la forêt de Sherwood que dans les arènes romaines, mais la testo devrait encore être au rendez-vous. La bande-annonce est ici.
  • Tournée, de et avec Mathieu Amalric. Un ex-producteur de spectacles se retrouve à la tête d’une troupe de néo-burlesque féminin en tournée à travers la France. Ça nous intrigue…
  • La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier. Le réalisateur français adapte une nouvelle de Madame de Lafayette et le casting nous plaît bien: Mélanie Thierry, Grégoire Leprince-Ringuet, Gaspard Ulliel, Lambert Wilson…
  • Loong Boonmee Raleuk Chaat, d’Apichatpong Weerasethakul. Le cinéaste thaïlandais, révélé à Cannes (Blissfully Yours, Prix Un Certain Regard en 2002, et Tropical Malady, Prix du Jury en 2004), revient sur la Croisette avec une nouvelle fois une histoire étrange qui navigue entre passé et présent, rêve et réalité.
  • Les amours imaginaires, de Xavier Dolan. Une autre révélation cannoise! Le réalisateur québécois, multi-primé l’an dernier à la Quinzaine des Réalisateurs pour J’ai tué ma mère, présente cette année à Un Certain Regard (dont le jury est présidé par Claire Denis) son nouveau film. L’histoire de deux amis, François et Marie, épris de la même personne. Un trio obsessionnel en perspective…
  • Toujours à Un Certain Regard, on ne résiste pas à vous livrer le résumé de Film Socialisme (ce titre!), de Jean-Luc Godard (himself): « Une symphonie en trois mouvements. Des choses comme ça: en Méditerranée, la croisière du paquebot. Multiples conversations, multiples langues entre des passagers presque tous en vacances… Notre Europe: le temps d’une nuit, une grande sœur et son petit frère ont convoqué leurs parents devant le tribunal de leur enfance. Ils demandent des explications sérieuses sur les thèmes de liberté, égalité, fraternité ». Le récent débat sur l’identité nationale aurait-il inspiré notre cher Jean-Luc?
  • Programmé en « séance de minuit » (réservée aux films qui généralement créent la polémique – pas de Cannes sans bastons critiques et spectateurs choqués qui quittent la salle en hurlant), Kaboom, le nouveau Gregg Araki (Nowhere, Mysterious Skin) est à surveiller. Les premiers émois sexuels d’un groupe d’étudiants, nous dit le résumé.
  • Enfin, Tamara Drewe, de Stephen Frears (hors compétition), d’après le roman graphique de Posy Simmonds, avec Gemma Arterton, est une étude de mœurs satirique qui traite de l’échec du féminisme contemporain. Rien que ça.

On notera par ailleurs le mauvais goût absolu de l’affiche officielle (voir photo en début d’article) – Juliette Binoche transformée en Valérie Damidot du pinceau, on se croirait dans 37°2, le matin –, et on préfère largement celle de la Quinzaine des Réalisateurs (voir ci-dessous), section parallèle dont le programme 2010 (forcément alléchant) sera dévoilé mardi prochain:

On doit ce cliché de deux jeunes filles ravies devant des torses masculins à la photographe Claudine Doury qui, explique le site de la Quinzaine, « s’est rendue plusieurs fois en Crimée, sur les bords de la mer Noire, dans le camp de vacances pour adolescents Artek, symbole de la réussite du régime communiste en son temps ».

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