Société | 12.03.2010 - 14 h 39 | 0 COMMENTAIRES
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États-Unis: Un bal de promo annulé pour s’opposer à la présence d’un couple de lycéennes lesbiennes

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Un lycée du Mississippi a annoncé qu'il annulait son bal de promo suite à une pétition réclamant qu'une élève puisse venir accompagnée de sa petite amie.

Le lycée américain Itawamba Agricultural High School à Fulton, dans l'État du Mississippi, a annoncé qu'il annulait son bal de promo suite à une pétition réclamant qu'une élève puisse venir accompagnée de sa petite amie, rapporte le journal local The Clarion Ledger.

En effet, Constance McMillen, une lycéenne de 18 ans, raconte que son lycée a annulé cette traditionnelle fête de fin d'année aux États-Unis, qui devait se tenir le 2 avril prochain, afin de ne pas la laisser venir avec sa petite amie. Dans un premier temps, les responsables de son lycée lui avaient interdit de venir accompagnée d'une fille et de porter un smoking, ce qu'elle souhaitait faire. L'école a ensuite fait circuler une note d'interdiction de présence de couples de même sexe à la soirée. Mais la jeune fille n'en est pas restée là, elle a lancée une pétition et a demandé le soutien de plusieurs associations. Face à cette pression, le lycée a fini par annuler purement et simplement l'événement.

"LES ÉLÈVES VONT ME DÉTESTER"
"Le message qu'ils font passer c'est que plutôt que de laisser des gays venir au bal de promo, ils préfèrent qu'il n'y ait pas de bal du tout", explique la lycéenne pour qui les intentions du lycée sont claires: faire en sorte que les autres élèves lui en veuillent: "les élèves de l'école vont vraiment me détester maintenant à cause de tout ça, il s'agit vraiment d'une histoire de vengeance (…) Je vais peut-être devoir changer d'école".

Constance McMillen a passé toute sa vie dans cette petite ville de 4000 habitants au nord de l'État du Mississippi. Sa grand-mère l'encourage à contester la décision de l'école: "j'ai toujours appris à mes enfants et à mes petits-enfants que s'ils croient en quelque chose, il faut qu'ils se battent pour l'obtenir".

LE SOUTIEN DES ASSOCIATIONS
"Je crois que je devrais avoir le droit d'être moi-même et je ne devrais pas avoir peur de porter les vêtements que je veux ou de danser avec qui je veux", ajoute la lycéenne, qui est aujourd'hui soutenue par plusieurs associations de défense des droits humains.

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