11 mars 2010 13:14
Dix bonnes raisons de regarder « Showgirls » sur M6 ce soir
Publié par Maxime Donzel | Dans Télé
5. GAY
Les danseuses sont entraînées par un pédé (Marty) et une fille qui s'appelle Gay.
Moment mémorable numéro 74:
Thrustit
envoyé par cocorama. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
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6. JOE ESZTERHAS
Le scénariste de Showgirls est également le scénariste de F.I.S.T et de Flashdance, des films dont on peut dire qu'ils ont une certaine sensibilité de gauche, même si c'est un bien grand mot pour du cinéma qui reste américain. Ces films, dans la lignée de Rocky et de Saturday Night Fever, racontent les tentatives désespérées de personnages qui tentent de sortir de leur classe sociale. Showgirls a au moins le mérite de raconter la vie sordide des strippeuses du Cheetah, qui vivent dans des camping-cars à manger des croquettes pour chien entre deux "danses privées" qui rapportent 500 dollars… à leur patron. Si le seul but de Joe Eszterhas était de faire bander le mâle dans la salle, il aurait pu se priver de montrer ça. Enfin, au moins les croquettes.
Aussi, Eszterhas, c'est un scénariste capable de sortir une phrase de ce calibre:
"Ça doit faire bizarre de pas se faire jouir dessus".
7. ÇA:
8. LE SEXISME AMBIGU
La critique principale qu'on peut faire à Showgirls, et aux films de Verhoeven/Eszterhas en général, c'est leur façon de montrer les femmes comme des prédateurs/victimes/nymphos/folles/arrivistes/putes/débiles. Il suffit de voir ce que Verhoeven leur fait subir de film en film (voir plus haut) pour comprendre qu'il y a comme un problème. Sans le défendre, il me semble que ce portrait n'est pas forcément plus rude que celui qui est fait dans un autre cinéma américain, qui montre la femme résignée devant son homme, ou obsédée à l'idée d'en trouver un. Si les femmes de Verhoeven s'en prennent plein la gueule, c'est parce qu'elles ont décidé de se bouger et que leur but n'est pas de se marier. Starship Troopers montrait des femmes dans l'armée, à égalité totale avec les hommes. Dans Basic Instinct, pas besoin d'un dessin, mais si ça c'est pas du Pussy Power… Hollow Man ne se fait pas démonter par Josh "alpha male" Brolin, mais par Elisabeth Shue qui lui montre comment on fait pour latter l'homme invisible. Showgirls montre des femmes qui n'ont pas peur de leurs règles, qui utilisent leur chatte pour survivre dans un monde où les hommes sont des ordures. Certes, Verhoeven doit prendre un certain plaisir à torturer ses personnages (espérons qu'il ne le fait que dans ses films), mais j'apprécie la valeur camp de ces femmes à qui il arrive des horreurs, et parfois j'aimerais bien qu'un peu de merde tombe sur la gueule de Keira Knightley. S'en prendre à Showgirls et pas à Valentine's Day, je pense que c'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez.
9. MOLLY
À son arrivée, Nomi rencontre Molly, une costumière (au grand cœur) qui va devenir son amie. Molly, interprétée par Gina Ravera, est un personnage qui ne marque pas les esprits. Elle est pourtant très importante à mes yeux. Elle n'est pas dans le "surjeu" et le drame permanent, elle ne cherche pas à devenir une star. Elle aime les stars, elle est attirée par eux (on sait qu'elle a une obsession avec le chanteur Andrew Carver). Elle voit immédiatement à quel point Nomi Malone est tarée, et pourtant elle l'invite à vivre avec elle. Je pense qu'elle est "nous", comprendre: le spectateur. On regarde ces gens ivres de pouvoir, on trouve ça abominable, et en même temps c'est jouissif. Au passage, Molly finit pas se faire violer, ce qui est un peu ce qui arrive au spectateur quand il regarde ce film.
"Mon dieu, cette fille est folle. Je vais l'inviter à vivre avec moi, je vais vivre des trucs cools par procuration".
10. LE DÉTAIL QUI TUE
Ce que j'aime bien chez Verhoeven, c'est son attention aux petits détails. Par exemple, quand Molly demande à Nomi si elle est une pute ("you're not a hooker, are you?"), Nomi répond "non" en rigolant. Et puis elle jette un regard discret à son propre décolleté.
Notahooker
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Le film regorge de ce genre de détails, et de moments impérissables qui font de Showgirls un film à voir et à revoir entre amis et jusqu'à le connaître par cœur. Mais n'oubliez pas de le défendre aussi de temps en temps… parce que c'est quand même 15 fois mieux que Glitter.
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Tous les commentaires: 7
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pitaladio | Publié 11 mars 2010 à 13h27
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Christophe Martet | Publié 11 mars 2010 à 14h45 -
Curly | Publié 11 mars 2010 à 16h12
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Guillaume/Punkdirt | Publié 11 mars 2010 à 16h20
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matthieu | Publié 11 mars 2010 à 21h45
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VonNeuneu | Publié 12 mars 2010 à 1h24
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le tone | Publié 12 mars 2010 à 9h56
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