Communauté | 26.02.2010 - 13 h 54 | 0 COMMENTAIRES
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Posté sur la communauté: « Je suis homo et j’aime pas les folles », par Atriyou

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Avec ce post au titre volontiers provocateur, le yaggeur Atriyou questionne les préjugés à l'intérieur de la communauté mais aussi via le regard que la société porte sur les homos. Qu'en pensez-vous?

Avec ce post au titre volontiers provocateur, le yaggeur Atriyou (son profil ici) questionne les préjugés à l'intérieur de la communauté mais aussi via le regard que la société porte sur les homos. Qu'en pensez-vous? (les intertitres sont de la rédaction).

"Je suis homo et j'aime pas les folles", par Atriyou
Je réagis suite à la vidéo postée dans la communauté Yagg sur les préjugés ["Je lutte contre les préjugés", par Christophe Molinéris, ndlr], sous la forme d'une introspection.

Regardons-nous, regardez-vous dans le miroir. Non pas pour admirer le dernier pull que vous avez acheté en soldes ou pour scruter vos points noirs sur le front. Remontons le nerf optique pour aller voir ce qui se cache dans le cerveau lorsqu'en tant qu'homosexuel, vous voyez un homme. (Mesdames excusez-moi!).

J'ai participé à plusieurs rencontres collectives organisées par d'autres forums lorsque j'étais sur Paris. Ma première découverte fut la diversité des profils, des caractères, l'échelle étalée des nuances de féminin et de masculin plus ou moins marquées dans tel geste, tel rictus, telle prononciation. Avant d'assumer mon propre sort, j'avais vu (comme tout le monde) les grands succès du film de dérision que sont La Cage aux folles, et plus récemment, Chouchou. Je préfère le second au premier aujourd'hui. Bien que plus jeune, je préférais le premier au second.

Après avoir vu Chouchou avec ma mère, juste à la sortie du cinéma, celle-ci avait froncé les sourcils et dit: "j'espère que ce n'est pas cela que tu veux être". Elle l'a dit en d'autres termes, mais c'est ainsi que je l'ai compris et m'en rappelle. À l'occasion de la sortie de I Love You Phillip Morris, le cliché de la "grande folle" si populaire dans le cinéma grand public, m'interroge. Plus que cela, il me tracasse.

"TAPETTE"
Je me suis fait traiter de "tapette" du primaire au collège. On m'a toujours dit théâtral. J'adore me déhancher comme une fille sur les dancefloors. J'ai toujours tenté d'imiter Klaus Nomi (sans réellement y parvenir!). Et lorsque je réponds au téléphone à un inconnu, on me dit: "Bonjour Madame". Et si je ne corrige pas la personne, on me dit: "Au revoir Madame".

Et pourtant, pourtant, lors d'une conversation avec un ami homo, j'ai dit que je trouvais les "folles" bébêtes, futiles. Je me suis alors rendu compte que les moqueries d'antan et les films qui m'avaient fait rire influençaient plus que de raison ma perception des personnes. Mais aussi la perception de ma propre personne. Puisque je ne veux surtout pas "en être",  je me définis et tâche de me comporter à l'opposé de cette interprétation.

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