Stephen Gately

Stephen Gately

La Press Complaints Commission (PPC, institution de surveillance de la presse britannique) a rendu son verdict hier concernant l’affaire Jan Moir (lire notre article). Et c’est une (désagréable) surprise: la plainte déposée contre la chroniqueuse britannique par le partenaire de Stephen Gately, défunt chanteur de Boyzone, a tout simplement été rejetée.

Selon la PCC, Jan Moir n’a pas donné de fausses informations ni fait preuve de discrimination ou d’intrusion dans la vie privée dans un moment douloureux. Rappelons que Jan Moir avait écrit dans The Daily Mail – entre autres fantaisies – que le décès de Gately n’avait « rien de naturel », avait eu lieu dans des circonstances « sordides » et était dû à son « style de vie homosexuel ». Tout cela la veille de son enterrement.

Dans son compte rendu, la PCC affirme s’être sentie « mal à l’aise » face aux propos « douteux » de la chroniqueuse mais souligne que la censure serait contraire à la liberté d’expression. La commission a également relevé que Jan Moir n’avait « pas utilisé de langage discriminatoire ou péjoratif » dans son article.

Des conclusions qui vont à l’encontre de l’avis des 25000 personnes qui s’étaient plaintes de l’article auprès de la PCC (un record absolu). Mais fallait-il réellement s’attendre à autre chose? Après tout, l’un des présidents de la commission chargée du code de déontologie n’est autre que Paul Dacre, le rédacteur en chef du Daily Mail. Peta Buscombe, la présidente de la PCC, citée par The Guardian, assure néanmoins qu’il n’est pas intervenu.

Hier, Peter Tatchell, le cofondateur de l’association LGBT OutRage a demandé le démantèlement de la PCC. « Si Jan Moir avait fait des commentaires similaires à propos d’une personne de couleur ou juive, elle aurait été condamnée », a-t-il expliqué au Guardian.

Neel Chrillesen

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