Les Jeux olympiques. Seize jours tous les quatre ans, la grande aventure des sports d’hiver a commencé hier soir à Vancouver. Depuis le début de l’hiver, les athlètes affûtent patins, carres de ski pour leur Everest (lire Terrains de Jeux du 24 octobre 2009). Voici quelques chouchous de Yagg.

Lindsey Vonn (photo). Une fille casse-cou qui dégringole les pentes et l’existence avec un bel appétit. Victorieuse des 5 premières descentes de la saison avant de céder, enfin, lors de la 6e, la skieuse américaine arrive en favorite pour la descente… même si elle arrive au Canada avec une grosse douleur au tibia. Lindsey est tombée à l’entraînement, mais Lindsay serre les dents. C’est vrai qu’elle est comme ça, un brin Filochard.

Aux championnats du monde, à Val d’Isère, en 2009, elle avait disputé le slalom avec une attelle: elle s’était blessée au pouce après ses deux médailles d’or en descente et en super-G… en sabrant une bouteille de champagne. Sacrée Lindsey. Vous pouvez également la découvrir ici qui commente, amusée, une séance shooting pour une édition “maillots de bain” du magazine Sports Illustrated.

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La descente femmes, ce sera mercredi 17 février.

Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder. Jolie histoire pour ces deux-là qui reviennent à la compétition après une longue parenthèse. Isabelle a soigné une épaule mais surtout est devenue maman il y a 5 mois. Champions du monde en 2008, les Français arrivent sans grands repères mais veulent marquer les esprits en jouant le registre de l’émotion, ce qui leur va plutôt bien. Le thème de programme libre? La quête, de Jacques Brel.
À partir du 21 février.

Johnny Weir. C’est l’une des sensations attendue de ces Jeux. L’épreuve messieurs va être caliente, caliente avec de nombreux prétendants au podium et au titre, bien sûr. Yevgeny Plushenko, le Russe, champion olympique en titre, est de retour pour la gagne et a déjà accroché le titre de champion d’Europe en janvier. Autour de lui, le Suisse Stéphane Lambiel, médaillé d’argent à Turin, l’Américain Evan Lysacek, champion du monde 2008, le Français Brian Joubert et… Johnny Weir. Le patineur américain n’est peut-être pas tout à fait favori mais il étincelle sur la glace, semble faire ce qu’il veut d’un corps élastique et sexy. Et nous, un type qui fait ses exhibitions au rythme de Poker Face de Lady Gaga en arborant quasiment le même maquillage, cela nous plaît.

httpv://www.youtube.com/watch?v=qTaVkbl3Dp4
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Homo ou pas? C’est une question à laquelle il n’a pas envie de répondre. Interrogé par le site américain Outsports.com, le jeune homme de 25 ans a expliqué: « Je suis né Johnny Weir, avec tout ce que cela implique. Les gens peuvent imaginer ce qu’ils veulent, ils peuvent parler et discuter, mais ça ne change pas qui jesuis, ni toutes ces choses qui contribuent à faire de ma vie ce qu’elle est. Être homo? Je suis à fond pour. J’adore les homos, j’adore les afro-américains, j’adore les lesbiennes, j’adore les asiatiques. Pour moi, ça n’a pas d’importance de faire tout un foin de quelque chose que l’on est. Je promeus Johnny Weir, et je suis aussi ridicule qu’il est possible de l’être, mais ce que je veux que les gens voient c’est que je suis Johnny Weir. Vous pouvez me cataloguer comme vous voulez, mais je ne suis pas défini par une seule chose, à part moi-même. »
Programme court le 16 février et programme libre le 21 février.