9 février 2010 7:30
Franck Lloyd Wright, le plus grand architecte américain du XXe siècle, en grand format chez Taschen
Publié par Christophe Martet | Dans Culture,Livres
CHEZ WRIGHT, FORME ET FONCTION S'UNISSENT
Mais déambuler dans une maison de l'architecte, comme sa maison-atelier construite à Oak Park, près de Chicago, ne vous place pas en face d'un projet intimidant, comme peuvent l'être parfois certains bâtiments tellement théorisés qu'ils en deviennent des œuvres d'art: belles certes, mais qui ont perdu en route leur fonction première. "Form follows fonction", disait Sullivan, l'un des maîtres de Wright, et dans le cabinet duquel ce dernier fit ses premiers pas.
Wright ira plus loin et dans son travail, forme et fonction s'unissent. Rien n'est destiné à vous en mettre plein la vue, mais, respectueux de ses clients (il avait le sens des affaires), Wright voulait avant tout qu'ils se sentent bien dans leur nouvelle maison. Ce qui frappe, c'est la fluidité entre les espaces, la dimension chaleureuse des volumes, et les innombrables détails (sur la lumière, le mobilier) qui rendent la visite inoubliable.
À Kentuck Knob, une des dernières résidences construite par Wright, en 1956, je me souviens de cette cuisine presque à ciel ouvert, parce que le couple voulait pouvoir le soir contempler les étoiles et qu'à certains moments, la pleine lune éclairait la pièce. À Fallingwater, Wright avait conçu des fenêtres d'angles pouvant se replier et qui donnent l'impression de ne plus être tout à fait dans une maison, mais au milieu de la nature.
UN LIVRE AU FORMAT "CINÉMASCOPE"
Grâce à son format "Cinémascope" (40 cm sur 31), le livre que Taschen consacre à la première partie de la vie de Wright (après avoir publié les créations de 1943 à 1959), restitue toute la beauté et la poésie de ses projets (dont la moitié ne fut pas réalisée) et permet de se plonger dans un univers entièrement contrôlé par l'architecte, qui dessinait tout, du mobilier, aux poignées de porte, aux luminaires, et qui utilisait les matériaux locaux, dans une démarche déjà écologique.
Wright était un visionnaire, certes, un habile promoteur de lui-même, aussi, mais il a su concevoir des maisons – pour des Américains riches mais sans ostentation – agréables à vivre. N'est-ce pas cela que l'on demande d'abord à l'architecture?
Wright – 1917-1942, Complete Works, Bruce Brooks Pfeiffer (auteur), Peter Gössel (éditeur), Taschen, 488 p., 150 €.
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Tous les commentaires: 9
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pitaladio | Publié 9 février 2010 à 10h35
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Marc/ | Publié 9 février 2010 à 13h45
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Christophe Martet | Publié 9 février 2010 à 19h09 -
lalalann | Publié 10 février 2010 à 9h50
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Yannick Barbe | Publié 10 février 2010 à 10h29 -
lalalann | Publié 10 février 2010 à 14h03
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lalalann | Publié 10 février 2010 à 14h04
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Christophe Martet | Publié 10 février 2010 à 16h30 -
lalalann | Publié 10 février 2010 à 16h44
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