homophobietue1À l’occasion des Journées nationales de prévention du suicide, qui se tiennent jusqu’au 10 février, l’Inter-LGBT, le Caélif (Collectif des associations étudiantes LGBT d’Ile-de-France), la LMDE (La mutuelle des étudiants), Contact et le Mag publient un communiqué commun, dans lequel ils rappellent que « l’homophobie et la transphobie sont la première cause de suicide chez les jeunes LGBT de 15 à 24 ans ».

« UN PLAN NATIONAL »
« Les jeunes homosexuel-le-s et trans’ sont victimes d’un environnement normatif où les injures et propos dégradants liés à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre sont quotidiens dès l’école primaire, écrivent les organisations. En cela, ce ne sont ni l’homosexualité ni la transidentité, mais le climat d’homophobie et de transphobie latente qui est directement à l’origine de ce mal-être. » Elles demandent donc aux pouvoirs publics de mettre en place un plan national incluant « la formation des professionnels de l’éducation et de la santé sur le risque accru de suicidalité pour les jeunes LGBT, en raison du rejet homophobe et transphobe; le renforcement et le développement des dispositifs d’écoute (accueils et lieux d’écoutes banalisés dans les lieux de vie scolaires et universitaires); un accompagnement psychologique et social du jeune dès la première tentative de suicide; une enquête publique sur le lien entre suicide et sexualité, suicide et identité de genre, avec un suivi des chiffres qui permettront d’évaluer l’efficacité des moyens mis en œuvre ».

« DÈS L’ÉCOLE PRIMAIRE »
À l’heure de la polémique sur Le Baiser de la Lune, court métrage d’animation destiné à prévenir l’homophobie chez les élèves de CM1/CM2 (lire notre article), les signataires du communiqué appellent « les pouvoirs publics à prendre en considération la réalité des insultes homophobes banalisées dès l’école primaire et à prendre toutes les mesures nécessaires pour que recule significativement le mal-être ressenti par ceux qui, enfants ou adolescent-e-s, se découvrent une orientation ou une identité sexuelles qui les exposent à la stigmatisation ».

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