Oh, la belle touche! Le jeu au pied est partie intégrante du rugby. Pour dégager son camp, aller jouer chez l’adversaire, le joueur, souvent un arrière, botte en touche. Celle-ci est belle si elle est longue et rebondit avant de sortir du terrain. Les joueurs se rangent, le talonneur doit lancer le ballon dans l’alignement. C’est à ce moment que vous verrez des joueurs propulsés dans les airs. Mais c’est bien sûr, les petits bourrelets de coton et sparadrap qui auréolent les cuisses de certains: c’est pour mieux les attraper.

22 mètres. La ligne dessinée à… 22 mètres de la ligne d’essai. En cas de faute, par exemple, l’adversaire peut obtenir une mêlée sur les 22 mètres, ou un renvoi aux 22 mètres, se rapprochant ainsi de l’essai.

Ouh la, la, quel caramel (ou tampon!). Votre chéri-e vient de se rouler en boule en hurlant que plus jamais vous ne lui ferez regarder du rugby: gros plaquage ou gros contact entre deux adversaires. Ce qui est incroyable, c’est qu’ils s’en relèvent presque toujours à peu près en bon état. Votre chéri-e est resté-e, finalement.

Cuiller. Elle n’est pas seulement de bois. Au moment où vous pensez que le joueur, hors de portée, file vers l’essai, par exemple, l’adversaire, en un geste désespéré mais au combien magnifique, plonge et réussit à cueillir le pied avec sa main pour déséquilibrer le fuyard.

Raffut. Nous l’avons tous fait: mettre sa main devant pour se frayer un passage dans la foule en serrant nerveusement notre sac à main dans l’autre. En rugby, l’autre mimine porte le ballon.

Cabane, chien, cochon, luzerne, maïs. Bien que passé progressivement professionnel depuis le milieu des années 1990, le rugby garde ses racines, son esprit de terroir. Le cochon est dans le maïs: ça va mal; la cabane est tombée sur le chien: ça va très très mal… Ces expressions tendent à disparaître de la bouche des commentateurs mais sont encore très vivaces sur tous les canapés défoncés par les sauts intempestifs des amateurs.

Trèfle. Les Irlandais: vainqueurs du tournoi en 2009, une première depuis 61 ans, les verts n’ont en rien perdu de leur gniaque. Ils sont emmenés par leur emblématique capitaine Brian O’Driscol (incertain contre l’Italie).