8 décembre 2009 11:13
Kiss-in contre l’homophobie du 12 décembre: « il faudrait maintenant les organiser dans des endroits un peu moins faciles, comme en banlieue par exemple »
Publié par Audrey Banegas | Dans Société
S'embrasser devient donc un acte de militantisme? Oui, je ne le voyais pas comme ça au début, mais je dois bien admettre que finalement, oui, c'est militant, puisqu'il y a un message fort derrière à faire passer. En revanche, c'est extra-associatif. On invite bien sûr toutes les associations à venir y participer, mais sans slogan, sans t-shirt associatif, ça n'est juste pas un terrain de publicité.
Quelles ont été les réactions des spectateurs lors des dernières éditions? Dans l'ensemble, les réactions étaient plutôt bonnes. Pour les premières éditions, les gens étaient plutôt surpris et curieux. Pour la dernière édition, au Forum des Halles en septembre, il y a eu quelques huées, quelques insultes, mais ces réactions étaient vraiment en marge. La plupart des gens étaient plutôt séduits par l'initiative.
Kiss-in au Forum des Halles, à Paris, en septembre:
Si vous n'arrivez pas à voir la vidéo, cliquez ici.
Le kiss-in de samedi s'étend à 18 villes de France et prendra même une dimension internationale… Effectivement, il y aura cette fois encore plus de villes qu'en septembre dernier, et même des villes à l'étranger. De nombreuses personnes se sont jointes à notre démarche et ce avec beaucoup d'enthousiasme. Ceux qui organisent des kiss-in dans les autres villes sont tous des volontaires qui avaient envie de faire passer le même message que nous, mais dans leur propre ville. Et puis on attend aussi encore plus de participants que pour les précédentes éditions!
Comment expliquez-vous ce succès? Plein de gens s'y reconnaissent. Ils trouvent ça bien de donner une vision différente de l'homosexualité. Ils ne se reconnaissent pas forcement dans la vision et dans les clichés que l'on donne des homos habituellement, surtout en province. Ils sont contents de venir participer à ce message et en profitent pour dire en s'embrassant "on est tous pareils". Il existe évidemment d'autres raisons à ce succès: c'est une action qui ne prend que cinq minutes et qui ne demande pas beaucoup d'engagement. Je ne veux pas dire par là qu'ils ne doivent pas pour autant s'engager dans d'autres actions et militer autrement, évidemment, mais là c'est juste un peu différent, et plutôt facile. Et puis on doit bien sûr aussi notre succès aux réseaux internet, Facebook par exemple (ndlr: le groupe Kiss-in contre l'homophobie compte plus de 3000 membres), le groupe sur la communauté Yagg, le blog, les différents forums…
Et la suite? Après samedi, prévoyez-vous d'autres kiss-in ou d'autres types de mobilisations? A priori, on devrait continuer à organiser des kiss-in environ tous les 3, 4 mois, on continue sur notre lancée. Mais il faudrait maintenant les organiser dans des endroits un peu moins faciles, où les homos ont peu de visibilité, comme en banlieue par exemple. Je trouve ça important de le faire et d'amener le message là-bas aussi!
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Tous les commentaires: 12
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Violette | Publié 8 décembre 2009 à 13h23
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Yannick Barbe | Publié 8 décembre 2009 à 14h08 -
flo | Publié 8 décembre 2009 à 16h06
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Yannick Barbe | Publié 8 décembre 2009 à 16h22 -
Eric | Publié 8 décembre 2009 à 19h42
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zeek | Publié 9 décembre 2009 à 14h28
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Yannick Barbe | Publié 9 décembre 2009 à 14h38 -
Pitaladio | Publié 9 décembre 2009 à 14h39
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Yannick Barbe | Publié 9 décembre 2009 à 15h38 -
nevermind | Publié 9 décembre 2009 à 15h49
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Didoo | Publié 9 décembre 2009 à 16h41
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flo | Publié 10 décembre 2009 à 10h51
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