Société | 08.12.2009 - 11 h 13 | 0 COMMENTAIRES
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Kiss-in contre l’homophobie du 12 décembre: « il faudrait maintenant les organiser dans des endroits un peu moins faciles, comme en banlieue par exemple »

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Un nouveau kiss-in contre l'homophobie se tiendra samedi 12 décembre, à 16 heures, à Paris, ainsi que dans 17 autres villes de France; mais aussi en Belgique, en Suisse, au Canada et en Australie. Arthur, l'un des créateurs et organisateurs de l'événement, répond à nos questions.

Un nouveau kiss-in contre l'homophobie se tiendra samedi 12 décembre, à 16 heures. Le rendez-vous est lancé à Paris rue de Caumartin devant le magasin Citadium, ainsi que dans 17 autres villes de France; mais aussi en Belgique, en Suisse, au Canada et en Australie. Retrouvez tous les lieux de rendez-vous sur le blog Kiss-in contre l'homophobie et sur la communauté Yagg.

Comment mieux mêler l'utile à l'agréable!? Venez donc tous vous embrasser, pendant cinq minutes, pour lutter contre l'homophobie et faire, un peu, avancer les choses avec des bisous!

Arthur (en haut, à gauche, sur la photo), l'un des créateurs et organisateurs de l'événement, répond à nos questions.

Vous organisez samedi prochain la 4e édition du kiss-in contre l'homophobie, comment vous est venu l'idée d'organiser ce genre de mobilisation? On n'a rien inventé, en fait, ce genre de mobilisation existait déjà dans les années 70 et 80, mais nous n'en avions jamais entendu parler. Quand on a voulu monter ce projet, on s'est plutôt inspiré des flashmobs, auxquelles on avait déjà participé. On y a juste ajouté un message qui nous tenait à cœur. Et puis le phénomène a pris de l'ampleur, les deux premières éditions étaient locales (Paris, puis Dijon), la troisième nationale (dans 13 villes de France) et cette quatrième édition sera internationale.

Quel est le message des kiss-in? Nous, en tant qu'homos, on a du mal à s'embrasser dans les lieux publics. On se sent gêné, on n'ose pas, on redoute les regards ou les réflexions. Le but de cette mobilisation est donc de banaliser les marques d'affection entre les personnes de même sexe. On a tous le droit de s'embrasser, de se tenir la main… On voulait aussi montrer une vision différente des gays. Les gens n'imagine les gays que dans un cadre excentrique, le jour de la gay pride, dans un contexte de fête, presque nus. Attention, je n'ai rien contre la gay pride, bien au contraire, j'y participe aussi. Mais avec les kiss-in, on veut montrer quelque chose de diffèrent, une image de l'homosexualité plus proche des comportements de la vie de tous les jours. Du coup, c'est aussi un mouvement sans slogan, sans bannière, sans déguisement, comme dans la vie de tous les jours. Et puis les gens ont souvent une image faussée de l'homosexualité dans laquelle ils ne voient que la "sexualité", que les rapports sexuels. S'embrasser est quelque chose de tout simple, tout le monde peut s'y reconnaitre.

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