24 novembre 2009 18:41
En 1906, au Texas, il n’était pas interdit à une femme d’en épouser une autre
Publié par Judith Silberfeld | Dans Médias,Notre histoire,Société
On a appris que Mademoiselle Webster avait vécu quatre mois avec Carrie Sharp, une serveuse d'un restaurant de la 11e rue et Hickory. Elles avaient une chambre au-dessus du commissariat n°2, à l'angle de St Louis avenue et Mulberry street dans le quartier des West Bottoms. À cette femme Pauline Webster avait révélé son sexe. Elle a reconnu ces faits assise dans sa cellule, tirant avec suffisance sur sa cigarette tout en mâchant du tabac. Elle a ajouté:
"Je suppose qu'ils vont me faire porter une robe maintenant. Je vais détester ça. Voyons, cela fait trois ans que je porte des vêtements d'homme et porter des robes, je préfère ne pas y penser. J'ai eu peur lorsque j'ai commencé à porter des vêtements masculins que mon sexe ne soit découvert, mais je me suis entraînée à marcher comme un homme en permanence et je me sens tellement comme un homme maintenant que je ne veux plus jamais être une fille."
"MAIS, VOUS ÊTES UNE FEMME, NON?"
Lorsque la femme a été arrêtée dimanche après-midi à Sheffield, personne ne soupçonnait qu'elle n'était pas ce qu'elle semblait être: un homme. L'agent McNally l'a conduite au poste de police de Sheffield où le lieutenant Morley l'a interrogée. Elle était accusée de vagabondage. L'arrestation a eu lieu à la demande de J.J. Cornet, un gérant de restaurant de Sheffield, pour qui la "mariée' avait travaillée en tant que caissière. Cornet ne se doutait pas que l'"homme" était une femme mais pensait qu'il s'agissait juste d'un bon à rien qui voulait escroquer la femme des 185 dollars qu'elle avait économisés. Dès que le lieutenant Morley a vu la prisonnière et lui a parlé, il a dit: "Mais, vous êtes une femme, non?"
Un démenti indigné d'une voix haut-perchée fut sa réponse. Le lieutenant posa d'autres questions et fut de plus en plus certain que sa première impression était la bonne. À quatre heures de l'après-midi l'"épouse" vint au commissariat et demanda à voir son "mari". Elle fut conduite à la cellule, où elle jeta ses bras autour de la femme en vêtements d'homme, en pleurant: "Je t'aime et ils ne t'enlèveront jamais à moi."
Dans les bras l'une de l'autre la "mariée" et le "marié" ont parlé pendant deux heures. Puis la "mariée" est sortie, avant de revenir peu de temps après avec un repas compliqué pour son "mari". Pendant que le repas était mangé elle parla avec le lieutenant Morley. Il lui demanda:
"Êtes-vous sûre que votre mari est un homme?"
"Mais évidemment," fut la réponse. "Quelle question idiote."
"D'accord", répondit le lieutenant, moins sûr de lui. "Je me disais juste que c'était l'homme à l'allure la plus étrange ["queer" en anglais] que j'ai jamais vu."
La "mariée" implora le lieutenant de l'enfermer avec son "mari", répétant qu'elle ne pourrait jamais le quitter, et lorsque sa demande fut rejetée elle supplia d'être autorisée à s'asseoir sur une chaise devant la cellule. Cette requête fut également rejetée.
LE SEXE DU "MARIÉ"
Le sexe du "marié" fut découvert à six heures le lendemain matin alors qu'elle devait être transférée au commissariat.
Un incident amusant s'est produit à son arrivée là-bas. Après sa prise en charge au bureau le gardien l'a descendue à la geôle des femmes et l'a enfermée avec une autre femme qui était endormie. Peu après que le gardien fut remonté une succession de cris se fit entendre. Plusieurs agents se précipitèrent en bas et découvrirent que la femme qui dormait s'était réveillée et en voyant l'"homme" dans la même cellule qu'elle et la porte fermée à clef elle avait eu grand peur. Une explication arrangea rapidement les choses."

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Tous les commentaires: 4
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LeFarfadet | Publié 24 novembre 2009 à 18h48
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Kmanders | Publié 24 novembre 2009 à 19h03
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GouineMum | Publié 25 novembre 2009 à 12h48
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Kmanders | Publié 25 novembre 2009 à 13h54
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